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Le feuilleton Benalla s’est poursuivi la semaine dernière, mercredi 19 septembre, par l’audition par la Commission d’enquête du Sénat du principal intéressé. Sans préjuger de l’issue judiciaire que trouvera cette affaire dans les prochaines semaines, un certain nombre d’observations me semblent pouvoir être faites à ce stade et  je souhaite les partager avec vous.

Il y a quelques jours, je dénonçais dans un billet intitulé « gouvernement 1 mouvement sportif 0, les coupes drastiques envisagées par le gouvernement sur le budget du ministère des sports et les conséquences néfastes qu’elles aurtaient pour le monde sportif et les collectivités. Aussi, c’est tout naturellement que j’ai signé »la pétition du Comité National Olympique Sportif Français «lesportCompte».

Le 26 juillet dernier, le Premier Ministre adressait à Laura Flessel une lettre de cadrage qui fixait à 450 millions d’euros son budget pour la loi de finances 2019, enregistrant une baisse de 30 millions. Rappelant la promesse élyséenne de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022, il lui indiquait également la réduction de 1 600 postes de conseillers techniques sportifs, soit la moitié de leur effectif. Le Gouvernement ne s’attendait sans doute pas à la révélation de cette lettre en ce début de semaine, médiatisation qui a contraint la toute nouvelle ministre Roxana Maracineanu à réagir à cette annonce qu’elle juge « brutale ».

Suite à l’article diffusé cette semaine dans le journal Sud-Ouest concernant la suppression de la réserve parlementaire, je tiens à apporter quelques éléments de réflexion sur le sujet. Inutilité, opacité, clientélisme, on aura tout entendu sur ce dispositif, pourtant rendu entièrement transparent de par la loi et publié à l’intention des citoyens depuis 2013.

Le 31 mai dernier, j'avais interpellé le gouvernement sur la situation particulièrement difficile que subit la filière apicole et j'avais demandé au ministre de l'agriculture er de l'alimentation s'il avait prévu d'accorder une indemnisation significative aux apiculteurs de la Dordogne. La réponse que j'ai obtenue, malgré plusieurs informations apportées sur l'action du gouvernement ne le précise pas. Aussi, je reste le plus vigilant possible sur ce dossier urgent qui touche à la fois la qualité de notre environnement, la biodiversité et le devenir de toute une filière économique.

Après deux semaines de débats intenses au Sénat sur la loi agricole, issue des états généraux de l’alimentation, la Haute-assemblée a livré son verdict final en approuvant sans surprise le texte remanié par la majorité sénatoriale. Les conditions d’examen de ce texte, soumis à un calendrier anormalement resserré, de même que sa tonalité finale, marquée par de nombreux reculs et d’insuffisantes garanties laissent pour le socialiste que je suis, défenseur des agriculteurs, un goût indéniablement amer. Après les ambitions affichées, quelle occasion manquée !