La République est intimement liée à l’Éducation nationale. La seconde assure à la première sa transmission aux jeunes générations en formant les citoyens de demain.

C’est la première mission de l’école : émanciper par la connaissance et l’acquisition des savoirs. L’école doit être aussi un des leviers permettant à chaque génération de bénéficier de l’ascenseur social par l’acquisition de diplômes et de formations qualifiantes. Souvent d’ailleurs, nous attendons beaucoup de l’école en matière de réduction des inégalités sociales.

Or, elle s’est heurtée pendant dix ans à une réduction sans précédent de ses moyens. Elle se heurte également depuis plusieurs décennies à une économie et un taux de chômage qui ne se prête guère à la progression sociale.

1Toutefois, malgré les difficultés réelles rencontrées aujourd’hui par les jeunes diplômés ou qualifiés pour intégrer le marché du travail, la réussite scolaire rend moins difficile l’accès à l’emploi.

J’estime que le service public de l’Éducation nationale doit être soutenu sans relâche. C’est à quoi je m’emploie depuis le début de mon mandat d’autant plus que de 2008 à 2011, je siégeais à la commission culture-éducation.

Je développerai plus principalement ici mes interventions en faveur de la défense et de la promotion de l’école maternelle, de la défense des acteurs de la communauté éducative, de l’aide aux élèves en difficulté, du maintien de l’école dans les territoires ruraux, du collège, du lycée et de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, j’ai tenu à souligner l’implication importante des communes au service de leur école. C’est par ce prisme-là que je suis intervenu au sujet des rythmes scolaires.

 

 

Faciliter l’égalité des chances dès la maternelle

 La première étape de la scolarisation d’un enfant est primordiale et l’enseignement en maternelle est un enseignement à part entière. Il est utile de le rappeler avec force. C’est ce que je me suis attaché à exprimer dans un rapport, que j’ai co-signé avec plusieurs collègues sénateurs socialistes, intitulé : l’égalité des chances dans l’enseignement primaire et secondaire.

Pour une scolarisation obligatoire dès trois ans

Cette égalité des chances dès les premiers pas à l’école doit supposer une école maternelle pérenne et ouverte, je le pense, aux enfants le plus tôt possible.

Aussi, je me suis engagé pour une scolarisation obligatoire dès trois ans notamment en cosignant la proposition de loi de la sénatrice Françoise Cartron rejetée hélas   par l’ancienne majorité sénatoriale.

 

ecoleUne opposition ferme au projet de création des jardins d’éveil

L’école maternelle a subi ces dernières années par les diminutions de moyens en personnel. Par ailleurs, un nombre important de fermeture de classes a été décidé. Les académies étaient poussées à ne pas prendre en compte les demandes de scolarisation des enfants de moins de trois ans ce qui a entraîné des fermetures de classes.

Or, l’exécutif était allé plus loin dans la remise en cause de la maternelle en proposant la création des jardins d’éveil.

Ni crèche ni école, sans obligation d’un encadrement qualifié, et en faisant payer les communes, ce dispositif visait clairement à freiner la scolarisation des enfants de trois et quatre ans. C’est ce j’ai dénoncé avec force.

 

 

Donner les moyens nécessaires au service public de l’Éducation nationale notamment en personnel

Donner les moyens nécessaires à l’école, c’est avant tout garantir aux élèves un encadrement satisfaisant.

Or ces dernières années, cet encadrement, dans sa diversité, a été largement fragilisé par des coupes budgétaires. Enseignants, auxiliaires de vie scolaire, j’ai demandé de manière régulière à ce que les équipes éducatives soient maintenues ou renforcées.

 

S’opposer à une vision exclusivement comptable de l’école

Ces coupes budgétaires à l’encontre de l’Éducation nationale répondaient à une vision purement comptable.

Dès le début de mon mandat, J’ai dénoncé clairement cette option, hostile à l’Éducation nationale et j’ai alerté localement et régulièrement l’inspection académique et le gouvernement.

profPour davantage de professeurs

Les enseignants sont les acteurs centraux de notre système éducatif. Or, ils n’ont pas cessé d’une part d’être stigmatisés et d’autre part, ils ont été considérés comme une variable d’ajustement intolérable. Aussi, je me suis opposé à la suppression massive de postes de professeurs.

 

Pour le retour d’une vraie formation pour les futurs professeurs des écoles

Aux postes supprimés, s’est rajoutée la suppression des IUFM. Ainsi, de manière aussi inédite qu’ubuesque, une profession s’est retrouvée soudainement sans formation véritable comme si enseigner n’obligeait pas à l’acquisition de capacité d’ordre pédagogique.

Le projet de loi de la refondation de l’école prévoit le retour à une formation digne de ce nom, il s’agit pour moi d’une priorité que j’ai évoquée avec force.

 

Pour le maintien de l’ensemble des Emplois Vie Scolaire

La question du maintien de ces emplois contractuels n’est pas que social. Il en va autant du bon fonctionnement des structures scolaires sur le plan administratif que de l’accompagnement des élèves. Aussi, j’ai demandé régulièrement à ce qu’ils soient pérennisés.

 

photoAVSPour la professionnalisation des Auxiliaires de Vie Scolaire, spécialisés dans l’accompagnement des enfants handicapés

L’intégration des élèves handicapés au sein des structures scolaire a pris un caractère obligatoire depuis la loi sur l’égalité des droits et des chances de 2005.

Cette législation doit être renforcée en permettant une professionnalisation des accompagnants scolaires car ils prennent en charge une des élèves aux handicaps variés et durables (dyslexie, troubles mentaux). 

 Venir en aide aux élèves en difficulté

Le nombre d’élèves « décrocheurs » est particulièrement trop important pour qu’aujourd’hui, le législateur n’intervienne pas. Une nouvelle fois, les efforts doivent se porter dès les plus petites classes. Le gouvernement prévoit, toujours dans le cadre de la refondation de l’école, de porter cet effort. J’en suis particulièrement satisfait et donc je serai d’autant plus vigilant sur les moyens qui seront mis en place.

 

9

Pour le maintien des RASED

S’il est un dispositif qui a fait ses preuves, c’est bien celui des RASED, notamment en zone rural. Il apporte un soutien scolaire aux plus jeunes en difficulté d’intégration scolaire et un partenariat indispensable avec les familles. Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué en juillet 2012, que ce dispositif serait revitalisé après des années de démantèlement que j’ai dénoncé dès 2009. En début d’année 2013, j’ai interrogé le ministre de l’Éducation nationale sur le devenir des RASED en Dordogne.

 

Pour le retrait des sanctions contre les familles dont l’enfant est en situation d’absentéisme chronique

En 2010, la double peine avait été inventée pour les élèves « absentéistes ». Non seulement, en décrochage scolaire, on retirait à leur famille des allocations familiales, aggravant de fait leur propre situation sociale. Depuis, ce texte a été abrogé en en octobre 2012 et je m’en réjouis. Je l’avais dénoncé en 2010.

 

Maintenir un service public de l’éducation nationale présent dans les territoires ruraux

Moins de classes dans les écoles de proximité signifie plus de temps de transport pour les élèves en maternelle et en primaire et donc plus de fatigue avec les conséquences négatives en matière d’apprentissage. Là aussi, je suis convaincu qu’une vision purement comptable de la répartition des classes sur un territoire n’est pas judicieuse. La carte scolaire devrait être un outil assurant cette l’égalité des chances entre élèves.

 

11Pour des cartes scolaires plus en phase avec la ruralité

Depuis le début de mon mandat, chaque année, je sollicite l’inspection académique et parfois le ministre directement pour soutenir les classes menacées de fermeture sur notre département. Le plus souvent ces fermetures ne prennent pas en considération les évolutions démographiques des communes à long terme. Elles pénalisent les élèves qui, du coup, peuvent se retrouver en sureffectif.

Reconnaître aux communes leur rôle d’appui à l’Education nationale

Les communes, pour ce qui est de l’école maternelle et de l’école primaire, sont primordiales. Elles mettent à disposition du personnel- ATSEM par exemple- pour l’encadrement des élèves, pour l’animation du périscolaire, pour la restauration, la rénovation ou la construction de locaux scolaires. Le partenariat entre école et commune est donc essentiel.

Donner les moyens aux communes rurales de s’inscrire pleinement dans le dispositif de la semaine de quatre jours et demi

C’est sous cet angle que j’ai interrogé le gouvernement sur la réforme des rythmes scolaires. Un retour que j’estime particulièrement nécessaire pour que la chronobiologie des enfants soit respectée et les savoirs mieux acquis.

Une opposition au service minimum obligatoire en cas de grève dans les écoles gérées par les communes

Je me suis opposé en 2009 à ce dispositif qui s’apparente clairement à un transfert de charge et de responsabilité vers les communes. C’est pourquoi, avec trois autres collègues du groupe des sénateurs socialistes, j’avais déposé un amendement stipulant l’abrogation de la loi du 20 août 2008 obligeant les communes à organiser ce service minimum d’accueil lors des journées de grève.

 

14Soutenir l’enseignement secondaire

La mission du collège est de faire acquérir aux élèves le socle commun de connaissances et de compétences qui représente ce que chaque jeune doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Or, nous sommes loin du compte car, là aussi, les moyens ont été réduits et les équipes éducatives trop longtemps déconsidérés.

Le décrochage scolaire devient y une difficulté récurrente. Quant au lycée, il a dû subir la réforme Chatel. J’ai dénoncé à plusieurs reprises ce texte qui entre autre, menace plusieurs matières et option.

 

Ne pas amputer les moyens pédagogiques aux collèges et aux lycées

Cette amputation s’est notamment illustrée à travers la baisse des crédits globalisés. Ces derniers sont particulièrement importants dans l'organisation et la vie des établissements. En effet, ils concernent aussi bien les manuels scolaires, l'accompagnement éducatif, les fonds sociaux (cantines) que les stages en entreprises ou les projets pédagogiques d'établissements. Je me suis opposé à leur diminution.

 

Mieux reconnaître la place des lycées professionnels

Les lycées professionnels ont permis la démocratisation du lycée et ont démontré leur utilité en terme d’insertion sur le marché du travail mais aujourd’hui encore, ils sont stigmatisés. L’orientation dès la troisième en lycée professionnel ou dès la seconde en filière technologique est généralement réservéeaux élèves considérés comme n'étant pas capables de réussir en voie générale. Lors des débats en séance publique sur la réforme des lycées, j’ai défendu ces établissements qui ont leur place dans notre système éducatif

Maintenir les lycées professionnels en milieu rural

Cette interrogation que j’avais en 2009 au sujet de la place des lycées professionnels a trouvé malheureusement des réponses négatives. La politique de restriction des moyens et des postes a touché ces établissements scolaires notamment en milieu rural. J’en ai alerté le ministre de l’Education en juin 2012, sachant que les premiers efforts se porteraient sur le premier degré.

 Maintenir une diversité de matières et d’options au lycée

Je suis intervenu à plusieurs reprises pour défendre le maintien d’options et de matière au lycée. Langues vivantes, sciences de la vie et de la Terre, sciences économiques et sociale, toutes ont été plus ou moins menacée soit par la RGPP soit par la réforme du lycée. Je n’évoquerai pas ici les langues régionales préférant le lier à une autre fiche-bilan relative à l’Occitan.

 

cppxAgir pour défendre l’enseignement supérieur

La loi dite plan licence et autonomie de 2007 avait mis en ébullition le monde universitaire. A juste, car cinq ans après, un rapport sénatorial démontre les effets négatifs et les insuffisances d’une loi qui instaure de fait des inégalités entre universités.

En effet, le transfert de charge de la gestion des universités de l’Etat vers les universités n’a pas été suffisamment accompagné. De plus, on assiste à une précarisation du personnel.

Je suis intervenu pour dénoncer notamment les conséquences négatives de la loi Pécresse de par son aspect inégalitaire mais aussi sur les enseignants-chercheurs et sur les Instituts Universitaires Technologiques.