L'histoire de de notre département, terre de Résistance lors de la deuxième guerre mondiale, fait qu’ici, en Périgord, nous en avons pleinement conscience.

En effet, nombre de nos communes ont été victimes de la barbarie nazie : notamment Payzac, Brantôme, Rouffignac, Mussidan, Mouleydier, Saint Astier ou encore Saint Germain du Salembre. Nombreux, aussi, ont été  celles et ceux qui ont résistés à l’oppression et  à une idéologie infâme, dont il faut veiller sans cesse pour que les consciences n’oublient pas les atrocités qu’elle a suscitées. Il est donc bien primordial, afin que les jeunes générations n’oublient pas ce passage tragique de l’Histoire, d’assurer la transmission de la Mémoire ; cela pour éviter aussi que cette tragédie ne puisse pas se reproduire.

 

memoireaAussi, c’est tout naturellement que j’ai souhaité participé à l’élaboration du projet de loi relatif à l’instauration du 27 mai  comme journée de la Résistance.

Je vous en livre un extrait. Notons, au préalable, que la journée du 27 mai correspond à la date, en 1943, de la réunion fondatrice du Conseil national de la Résistance qui était présidée par Jean Moulin.

« L'instauration d'une journée nationale de la Résistance répond au besoin par chacun ressenti de rappeler le legs à tout le pays échu, de celles et ceux qui ont refusé l'occupation nazie et la collaboration …

Ce jour dédié a pour vocation la transmission et l'appropriation par chaque génération des valeurs de la Résistance, qui structurent notre société depuis plus d'un demi-siècle. Elles reposent sur la reconnaissance des droits de l'Homme et des acquis de 1789, sur le refus de la capitulation et du désespoir, et plus encore, sur l'adhésion à la République dans une France libre et solidaire… La fondation du Conseil national de la résistance a rendu possible la contribution décisive de la Résistance intérieure à la libération de notre pays. Il a également permis de jeter les bases d'un nouveau contrat social à l'ambition révolutionnaire, qui fonde encore aujourd'hui notre République. La modernité du Programme du Conseil national de la Résistance demeure entière ».

Reconnaître le droit à indemnisation pour certains orphelins de Résistants

J’ai interpellé le gouvernement, par le biais d’une question écrite en juin 2010 en ces termes.

« Certains orphelins de résistants n'ont toujours pas droit à indemnisation car ils ne rentrent pas dans le champ d'application du décret donnant droit à réparation aux enfants des victimes de la barbarie nazie. D'autre part, les orphelins de résistants souhaiteraient que la Légion d'honneur à titre posthume soit remise à tous les résistants massacrés pour faits de résistance. 

Enfin, ils voudraient que soit accordée la mention « mort pour la France » à ceux qui se sont battus aux côtés des Français mais ne possédaient pas notre nationalité. Que souhaite répondre le gouvernement à ces dont l'objectif est la nécessaire et légitime reconnaissance de celles et ceux qui se sont opposés à la barbarie nazie au sein de la Résistance française ?»

commemorationMieux poursuivre encore les crimes contre l’Humanité et de guerre

Le fait de juger les criminels de guerre et contre l’Humanité participe pleinement au devoir de mémoire. Non seulement, cela permet de sanctionner le ou les coupables d’atrocité mais aussi de rappeler comment se sont déroulés les faits qui ont entraînés de tels actes, dans quel contexte politique et historique.  La justice doit donc pouvoir les poursuivre partout. C’est pourquoi à travers une question écrite du mois de novembre 2009, j’ai soutenu les associations de Résistants qui demandent  que les tribunaux français puissent être compétents, sans restriction, pour juger les criminels de guerre et contre l’Humanité, qui se trouvent être sur le territoire national.

 

 

 

La reconnaissance pleine et entière de la guerre d’Algérie

19mars1962Il s’agit là d’un autre aspect du devoir de Mémoire. Il n’en est pas moins important. Or, la reconnaissance de ce conflit en véritable guerre a été particulièrement longue, freinant notamment son apprentissage auprès des jeunes générations. Ainsi, ce n’est qu’en 1999 que le terme de guerre d’Algérie apparait dans les manuels scolaires. Puis en 2012, après le changement de majorité, un texte reconnaissant enfin  un texte reconnaissant le 19 mars - en référence aux accords d’Evian de mars 1962- comme date officielle de recueillement et de mémoire pour la guerre d’Algérie. J’ai participé à la rédaction de ce texte. Je l’ai naturellement voté d’autant plus que j’étais intervenu dans son sens dès 2009 par le biais d’une question écrite :

« Quand sera officialisé le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, journée du souvenir et du recueillement à la mémoire des militaires Français morts en AFN et des victimes civiles de cette guerre ? Il s'agit d'une forte attente légitimée de plus par le rapport de la Commission de réflexion sur la modernisation des commémorations publiques qui indique que celles-ci doivent être liées à un évènement historique.

Il s'agit donc à travers cette officialisation du 19 mars 1962 de transmettre de manière correcte notre histoire et le devoir de mémoire aux jeunes générations ».