mailL'agriculture, avec le secteur forestier et l’agroalimentaire, est l’un des piliers de notre économie et un antidote  face à la formation des déserts territoriaux.

C’est pourquoi  au cours de mon précédent mandat,  j’ai soutenu la régulation des marchés agricoles, la protection des producteurs face à la puissance des distributeurs, les retraites agricoles, l’installation des jeunes agriculteurs ou bien encore le développement des circuits courts. Bien entendu,  je suis intervenu en faveur de la promotion des filières agricoles Périgourdines.

Par ailleurs, je suis persuadé qu’une agriculture diversifiée, à taille humaine, est nécessaire si nous voulons éviter les scandales liés à l’agroalimentaire et maintenir la vitalité économique dans nos territoires. 

C’est cette agriculture là que nous devons faire triompher au niveau de la Politique Agricole Commune européenne. C’est  cette agriculture là que je défends au Sénat, encore aujourd’hui, à l’heure où la loi d’avenir pour l’agriculture est en cours de discussion.

 

cagriProposer une meilleure régulation des marchés et des prix agricoles

Dorénavant, dans nombre de filières, les agriculteurs sont obligés de vendre à trop faible prix leurs produits - sans que les consommateurs en bénéficient ! - et les prix des matières premières qu’ils doivent acheter sont trop élevés.

C’est pourquoi je suis intervenu, en 2010, au Sénat, contre la loi de Modernisation de l’Agriculture.  En fait, celle-ci ne protégeait pas, les exploitants agricoles contre la volatilité des prix ni  ne remettait en cause la dérégulation ambiante des marchés agricoles, ni suffisamment l’emprise des distributeurs.

 

Proposer le développement des circuits courts et les produits de qualité

Le développement des circuits courts me parait être une des solutions d’avenir pour notre agriculture. Je pense qu’il s’agit d’un moyen de maintenir les exploitants agricoles et un tissu économique viable tout en contribuant à éviter certains scandales liés à l’agroalimentaire ; des scandales qui ont mis en lumière, des tromperies sur les marchandises et un nombre d’intermédiaires et des distances parcourues ubuesques.C’est pourquoi j’ai voté, à l’occasion de l’examen de cette loi en première lecture, en faveur de la des GIEE créés par la loi relative à l’avenir de l’agriculture.

En effet, ces regroupements d’exploitants agricoles, soutenu par des aides publiques spécifiques, ont pour objectif de modifier ou de consolider durablement leurs systèmes de production, de développer l'entraide et l'expérimentation, de faciliter la commercialisation des produits et d'apporter une réponse pertinente au problème de l'isolement en milieu rural.

Soutenir l’installation des jeunes agriculteurs

Investir, rénover, reprendre une exploitation représente un coût exorbitant. Par ailleurs, la profession demande de plus en plus de connaissances en matière de gestion, ce qui dissuade nombre de jeunes issus mêmes de famille d’agriculteurs.

La loi de Modernisation de l’agriculture en 2010 a laissé passer l’opportunité d’ouvrir ce chantier et la restriction des postes d’enseignants au sein des lycées agricoles a eu des effets négatifs.

Aussi, j’ai interrogé le gouvernement sur cette problématique en mars 2013. Le dernier budget consacré à l’agriculture fait état d’une augmentation des aides sur ce secteur, je ne peux que m’en réjouir.

ragricolesSoutenir de meilleures pensions pour les retraités agricoles

Les retraités agricoles disposent  en moyenne de très  faibles revenus. Votée en mars 2002, la loi initiée par mon collègue Germinal Peiro a apporté des avancées significatives grâce à la création d’un régime complémentaire des non -salariés agricoles.

Il était prévu que leur niveau de retraite complémentaire atteigne 75 % du SMIC.

Or les gouvernements qui suivirent, ne mirent pas en application cette mesure. J’ai  donc interpellé le gouvernement à deux reprises d’abord en 2009 puis récemment auprès de Stéphane Le Foll.

La réponse de celui-ci est encourageante ; un plan quinquennal relatif aux retraites agricoles va être mis en place. L’objectif de respecter  le seuil de 75% du SMIC pour les pensions m’a été signifié par le ministre.

Par ailleurs, l’extension du régime complémentaire aux collaborateurs d’exploitation et aux aides familiaux déjà retraités sera également étudiée.

 

Défendre et promouvoir les filières agricoles périgourdines

Les filières agricoles en Dordogne sont particulièrement nombreuses puisque notre département est un territoire de polycultures.

C’est d’ailleurs pour cela que je suis intervenu afin que  la Dordogne puisse continuer à bénéficier des aides européennes destinées aux régions défavorisées.

  

Cependant, certaines filières sont plus présentes  ici et elles rayonnent au niveau national, je pense notamment au foie gras

Je suis intervenu contre son interdiction en Californie, en 2012, avec plusieurs collègues parlementaires.

En effet, derrière la protection animale invoquée aujourd’hui par certains pays se cachent en réalité une manœuvre clairement protectionniste à l’encontre de nos produits.

 

vachesJe suis venu aussi en soutien aux filières  lait, bovine et ovine

Celles-ci sont confrontées aux problèmes que nous avons explicités : faibles prix, dérégulation, position de faiblesse face à la grande distribution avec des conditions abusives de règlement ou encore de ruptures abusives de contrat.

La Filière lait illustre ces filières malmenées. Dès 2009, j’interpellais le gouvernement pour une régulation publique forte du marché dans ce secteur. Récemment je demandais au gouvernement quelles mesures souhaitait-il prendre.

Les producteurs laitiers l’affirment. Ils sont confrontés, principalement, à un différentiel très excessif entre un prix du lait trop bas et des charges liées à la production de plus en plus élevées, à cause, notamment, de la volatilité des prix des matières premières et aux insuffisances de la loi modernisation de l'économie votée en 2008.

Les ruptures abusives de contrat, les conditions abusives de règlement se poursuivent, au détriment des exploitants agricoles.

 

vignoble de bergerac 04La filière viticole, elle aussi, fait face aux tentatives de dérégulation

En effet, les instances européennes souhaitaient, il y a quelques moins encore, supprimer les droits de plantation. Ces droits protègent, en réalité, les vignobles labélisés et empêchent une concurrence outrancière qui affaiblirait toute la filière tant au niveau des prix que de la qualité des produits.

Je suis intervenu à de multiples reprises auprès du gouvernement, notamment en qualité de vice-président du groupe vigne.  Aujourd’hui,  la France a  infléchi la position européenne en faveur du maintien des droits de plantation, cela au bénéfice de nos vins de Bergerac.

Par ailleurs, j’ai cosigné un amendement visant à préserver la filière viticole en inscrivant celle-ci comme faisant partie de notre patrimoine culturel.

 Par ailleurs, certaines filières ont été confrontées en Dordogne aux aléas climatiques

Je suis intervenu pour que les exploitants agricoles producteurs de pomme AOP Limousin, notamment en Dordogne, obtiennent en 2012, après un épisode de très fort gel  une indemnisation pour catastrophe naturelle. Ces derniers ont reçu une réponse favorable. De même, j’ai alerté le gouvernement sur la situation extrêmement difficile de nombreuses exploitations agricoles après les sévères dégâts occasionnés en juillet 2013 par la grêle.

Autre sujet, la filière bovine est touchée par une crise sanitaire grave et récurrente : la tuberculose

La Dordogne comprend des foyers d’infection et les normes actuelles obligent automatiquement l’abattage des cheptels touchés en ébranlant économiquement la filière.

Or, nous travaillons ici avec un test -l’interféron- qui permettrait une garantie sanitaire identique tout évitant ces abattages.

Or,  les instances européennes, pour l’heure, ne reconnaissent pas ce test. Je suis intervenu à plusieurs reprises auprès du gouvernement. Aujourd’hui, la France  tente d’avancer mais la partie est loin d’être gagnée.

J’ai alerté également le gouvernement sur les problèmes d’indemnisations tardives, rencontrées par les exploitants suite à l’abattage de leurs troupeaux.

 

apiculteurs22Enfin,  l’apiculture doit pouvoir être soutenue face à l’emploi des pesticides mais aussi à la prolifération du frelon asiatique.

Je suis intervenu de manière régulière depuis 2009 pour alerter le gouvernement sur ces problématiques qui touchent à l’économie puisque les apiculteurs sont menacés du fait de la baisse du nombre d’abeilles et à l’environnement puisque la pollinisation de nombreuses plantes s’en trouve affectée.

Notons également que l’installation des frelons asiatiques, notamment dans notre département a des conséquences sur la sécurité publique et représente un coût pour les particuliers et les communes.

 

 

 

 

Promouvoir le développement du secteur forestier

En France, nous avons un fort potentiel de production et le bois s’ouvre à deux filières d’avenir l’éco-bâtiment et l’énergie.

Or, la filière bois manque de structuration ce qui nous conduit à importer plus qu’à exporter.

Aussi, j’ai soutenu le projet de loi sur la forêt qui  doit permettre de mieux structurer ce secteur économique qui, par ailleurs, a subi en moins de 15 ans deux graves accidents climatologiques, ce qui m’a amené, a plusieurs reprises à intervenir en faveur des acteurs du bois  afin que la forêt aquitaine puisse être reconstituée.

« …Mon département, la Dordogne comporte quelques spécificités comme les chênes truffiers. De plus, ce sont plus de 4000 salariés qui travaillent dans le secteur du bois et papiers, ce qui représente 20% des emplois industriels du département. L’industrie du bois y était forte, mais …nous sommes confrontés actuellement à une sorte de paradoxe. La France exporte massivement son bois brut, ce qui est bien. Mais elle importe encore plus de bois travaillés et transformés, pour un coût de revient bien moindre, ce qui l’est moins !... nous avons tout un secteur industriel à recréer et développer des filières de formation adaptées, qu’il s’agisse de l’apprentissage ou des formations supérieures… » 

(Intervention au Sénat sur la refonte du code forestier, février 2013).