Le sénateur a écrit à Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, au sujet de l'évolution du dossier concernant la tuberculose bovine, une problématique réccurente pour les éleveurs périgordins que le gouvernement tente de régler au niveau européen.

Monsieur le Ministre, Fin 2012, vous avez proposé un allégement du dispositif de dépistage de la tuberculose bovine à la Commission européenne, aujourd’hui particulièrement contraignant pour cette filière. Vous souhaitez le remplacer par le test dit interféron. Cette action est particulièrement appréciée en Dordogne car elle utilise déjà ce procédé à la fois efficace dans le dépistage et plus souple car il évite l’abattage systématique des cheptels. Néanmoins, il ne peut être pris en compte pleinement. Or, comme vous le savez notre département est aujourd’hui particulièrement touché par la tuberculose bovine. Nombre d’exploitations sont mises en grande difficulté économique. La situation est particulièrement urgente d’autant plus qu’il apparaitrait que la très grande majorité des indemnisations prévues par l’Etat en cas d’abattage se trouve différée dans le temps en Dordogne. Les délais d’obtention vont de six mois à un an. Ainsi pour l’année 2012, une minorité d’exploitants auraient reçu une indemnisation. C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, pouvez-vous m’indiquer d’une part où en sont les négociations avec la commission européenne sur la question de l’interféron et d’autre part comment l’Etat peut-il agir pour favoriser l'accélération du versement des indemnités précitées sur le département de la Dordogne".