Retrouvez la question orale du sénateur sur les chiffres de l'emploi posée en Hémicycle.

 

Les chiffres du chômage pour le mois de septembre publiés mardi par Pôle emploi ont confirmé l'amélioration observée ces derniers mois, avec une diminution du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A de 66 300 par rapport au mois dernier.
Cette baisse de 1,9 %, la plus forte depuis vingt ans, marque aussi le troisième trimestre consécutif de diminution du chômage, une première depuis 2008.
C'est incontestablement une très bonne nouvelle pour ces hommes et ces femmes, jeunes ou seniors, qui ont retrouvé un emploi le mois dernier. (M. Jean-Louis Carrère applaudit.) C'est aussi une très bonne nouvelle pour les 90 000 personnes, dont 35 000 jeunes, qui ont trouvé du travail depuis le début de l'année, ce qui leur ouvre des perspectives meilleures et leur donne confiance pour l'avenir.
Ne nous y trompons pas, mes chers collègues : derrière les chiffres et les statistiques se cache invariablement une réalité humaine, celle d'hommes et de femmes que le chômage plonge dans la précarité, la détresse et, parfois, le désespoir.
Ces bons résultats, disons-le aussi, ne sont pas le fait du hasard ; ils sont le fruit de la politique volontariste impulsée par le Président de la République et menée par le Gouvernement sur le front de l'emploi, dans le domaine économique et social. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Ainsi, monsieur le secrétaire d'État, pourriez-vous nous indiquer comment le Gouvernement souhaite agir pour soutenir cette tendance favorable ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.)

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Vous l'avez rappelé, monsieur Bérit-Débat, les chiffres du chômage du mois de septembre ont frappé les esprits : 66 300 chômeurs de moins, soit une baisse de 1,9 % par rapport au mois précédent.

M. Philippe Dallier. Et 73 500 stages !

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. Je ne m'écarterai pas de la réponse que j'ai faite à Philippe Dallier. Plus que les chiffres mois après mois, le Gouvernement entend surtout examiner la tendance, trimestre par trimestre. De ce point de vue, je rappelle que, depuis le début de l'année, on compte 90 000 chômeurs de moins, soit une baisse de 2,5 %, et 37 000 jeunes de moins de vingt-cinq ans qui ne sont plus au chômage, soit une diminution de 6 %. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. François Grosdidier. Ils sont en formation ou en stage !

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. J'imagine que vous m'interpellez pour vous féliciter de ces chiffres ! (Sourires sur les travées du groupe socialiste et républicain. – Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.) Le Gouvernement entend bien évidemment les impatiences, qui sont compréhensibles. Nous pensons toutefois que le socle que nous avons mis en place – le CICE, qui a permis à nos entreprises de retrouver des marges de profitabilité, d'investissement et d'emploi, l'aide à l'embauche pour les TPE-PME, la modernisation du dialogue social au sein de l'entreprise, notamment avec la loi Travail, la garantie jeunes et le plan « 500 000 formations supplémentaires » – donne de la perspective et de la force à cette politique de l'emploi. (M. Alain Gournac s'esclaffe.) Nous avons en effet l'ambition de voir, dans les mois qui viennent, les chiffres confirmer cette tendance.

Nous le savons maintenant depuis des années, de trop nombreuses personnes quittent notre système scolaire sans qualification, sans formation. Le plan « 500 000 formations supplémentaires » produira pleinement ses fruits dans les mois qui viennent ; il permettra de former aux nouveaux métiers de demain davantage de nos compatriotes et concourra au redressement national. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.)