Au mois d’avril, j’alertais le ministre de l’économie et des finances sur la situation particulièrement préoccupante du secteur de l’hôtellerie et de la restauration. En effet, ce dernier a violemment subi les conséquences de l’épidémie de COVID 19.

Ainsi, je demandais à Bruno Le Maire que les assurances prennent toute leur part en matière de soutien à ce secteur durement touché. Je l’appelais également à déclarer l’état de catastrophe naturelle afin d’obliger les assureurs à intervenir sur la perte d'exploitation subie par les entrepreneurs.

Dans sa réponse du 25 juin, le ministre me répond que le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles n'est pas adapté pour couvrir le risque lié à une menace sanitaire grave telle que celle à laquelle nous faisons face aujourd'hui. Pour autant, il assure que le gouvernement a pleinement conscience des attentes légitimes exprimées à l'égard des assurances et de la couverture du risque que font peser les menaces sanitaires graves.

Bruno Le Maire indique également qu’une réflexion autour de l'idée de création d'un régime de type assurantiel destiné à intervenir en cas d'une future catastrophe sanitaire majeure vient d'être engagée. Je ne peux que déplorer ce manque de réactivité et de volonté de la part du gouvernement. En effet, un tel mécanisme ne pourra nécessairement porter que sur l’avenir. Quid des professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui, comme beaucoup, luttent aujourd’hui pour éviter la faillite.

L’exécutif doit faire plus, j’y veillerai.