Hier, j’ai auditionné, en visioconférence, la ministre Elisabeth Borne avec mes collègues de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.

Cette audition portait sur les différentes mesures d’urgence prises par le Gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid 19.

Dans son propos liminaire, elle a précisé que les services essentiels, d’eau, d’énergie et de déchets, étaient assurés mais qu’une vigilance était nécessaire sur la maintenance.

La ministre a répondu à de nombreuses questions, notamment celles des collègues socialistes et de moi-même.

Nous l’avons notamment interrogée sur les besoins en masques et protections diverses pour le secteur des déchets, collecte et traitement, sur le contrôle des installations nucléaires et classées, sur le recyclage des déchets et l’activité des déchetteries, sur la responsabilité des maires en cas de contamination par le Covid 19 des employés municipaux et enfin sur le soutien au « green deal » de la Commission européenne.

J’ai conclu la série de questions en insistant sur la problématique du nettoyage de rue à l’eau de javel et sur la difficulté pour les communes et les EPCI de prendre des décisions budgétaires pour maintenir l’activité du secteur du bâtiment et des travaux publics alors que les exécutifs n’ont pas été mis en place.

Sur la question du nettoyage, la ministre nous a informés qu’elle avait saisi le Haut Conseil de la santé publique et l’ANSES. Ces deux avis sont actuellement attendus. Quant à la problématique budgétaire des communes, elle a simplement rappelé les mesures budgétaires classiques qui s’offrent aux collectivités qui peuvent engager 20% de leur budget d’investissement dans l’attente du vote du budget. Elle a également rappelé l’ordonnance sur les marchés publics du 25 mars 2020.