J'ai adressé une question écrite au ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la diminution importante des moyens des chambres d'agriculture envisagée par le Gouvernement


Si la baisse évoquée de 15% de la taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties devient effective, le budget des chambres d’agriculture, de 292 millions d’euros, sera amputé de 45 millions d’euros.
Cette mauvaise nouvelle intervient au moment où les chambres d’agriculture ont élaboré leur projet stratégique 2019-2024 qui s’articule autour de trois axes principaux : accompagner l’agriculture dans ses transitions économiques sociétales et environnementales, créer plus de valeur dans les territoires via des projets territoriaux associant les agriculteurs, les collectivités et la société civile (gestion de l’eau, du foncier, la conversion en bio …. ) et restaurer le dialogue entre la société et l’agriculture. Une baisse de financements rendrait impossible la mise en œuvre des actions de ce projet stratégique, qui doit également servir de base à la signature d’un contrat d’objectifs annoncée par le Premier ministre pour le mois de septembre. 
Cette annonce va à l’encontre des défis majeurs de mutation que doit relever le monde agricole et du soutien dont les agriculteurs ont besoin pour s’adapter aux bouleversements environnementaux et climatiques ainsi qu’aux attentes de la société. Les salariés des chambres d’agriculture sont au plus près du terrain pour assurer cet accompagnement, le développement des entreprises et des filières et contribuer au dynamisme des territoires ruraux. En Dordogne, la baisse du budget de la chambre d’agriculture serait de l’ordre de 600 000 euros, et conduirait inévitablement à des suppressions d’emplois. 
Aussi, je lui ai demandé de renoncer à cette mesure de restriction budgétaire et de garantir aux chambres d’agriculture les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de leur projet stratégique.