J'ai attiré l'attention de Mme la ministre du travail sur les inquiétudes renouvelées du réseau des missions locales.

Au projet de fusion entre ces structures et Pôle emploi dénoncé par un grand nombre d'acteurs de l'insertion professionnelle, s'ajoute la crainte de voir réduites leurs marges financières via une baisse des crédits accordés dans le cadre de la convention pluriannuelle d'objectifs (COP), un retardement du versement des subventions pour l'année en cours et des modifications rétroactives des règles de paiement de l'accompagnement de la « garantie jeunes ». Si cette réduction des moyens alloués aux missions locales venait à s'appliquer, il s'agirait d'un coup dur porté à l'insertion professionnelle et à l'accompagnement des jeunes. En effet, ces structures spécifiques accompagnent près de 1,3 million de jeunes par an. Elles permettent à 584 000 d'entre eux d'accéder à l'emploi. Elles s'avèrent donc essentielles dans la lutte contre le chômage de masse qui touche hélas le plus souvent les plus jeunes actifs. Au contraire, les affaiblir reviendrait à renoncer à cette lutte. Aussi, je lui ai demandé de revenir sur ces projets de réduction afin, au contraire, de pérenniser les moyens financiers et humains des missions locales.