Je me réjouis que les groupes parlementaires socialistes, et en premier lieu les sénateurs, aient réussi à obtenir la signature de 218 de leurs collègues afin que soit enclenchée la première étape de la mise en place d’un référendum d’initiative partagée visant à garantir le caractère public des aéroports de Paris.

En effet aujourd’hui, le gouvernement souhaite, au travers le projet de loi Pacte, privatiser la société gestionnaire de ces mêmes aéroports. Je m’y oppose fermement comme je l’ai indiqué en cosignant, il y a quelques semaines, une tribune dans le Parisien avec 250 autres élus. Une telle privatisation remettrait en cause des intérêts stratégiques de notre pays, entrainerait la vente d’un capital rentable qui génère des revenus conséquents et mettrait en péril le leadership de notre compagnie aérienne nationale.

Au contraire, le référendum initié propose que l’aménagement, l’exploitation et le développement de ces aéroports relèvent d’un service public national. Cela permettrait d’empêcher de les privatiser et donc de les préserver.

Ce référendum permettrait également de répondre à la forte aspiration des Français d’être plus directement associés aux décisions politiques. Désormais, ils vont pouvoir le faire dès la deuxième étape de cette procédure référendaire qui induit le soutien, par voie pétitionnaire, de 10% du corps électoral, soit 4,7 millions de citoyens.