Je viens d'attirer l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes sur les inquiétudes qui se font jour au sujet de la pérennité du fonds européen d'aide aux plus démunis (FEAD).

Celui-ci permet de soutenir les actions et les missions des associations agissant dans le champ de la solidarité à l'égard des personnes en situation de grande pauvreté. Le FEAD apporterait en moyenne 27 % du financement des associations pour l'aide alimentaire en France. Il s'agit donc là d'un apport essentiel pour l'ensemble des associations concernées. Pour la période 2014-2020, l'aide du FEAD s'élevait à 3,8 milliards d'euros. Or pour la prochaine période (2021-2027) ce fonds serait intégré, comme les autres fonds sociaux, dans le cadre d'un fonds social européen. Cette intégration occasionnerait une complexification administrative pour les associations mais surtout provoquerait une baisse de près de la moitié de son montant (seulement deux milliards d'euros). Cette baisse drastique remettrait en cause clairement le fonctionnement des associations et impacterait de manière particulièrement négative l'aide alimentaire aux personnes les plus démunies. Ce scénario n'est pas acceptable et la France doit se battre pour que cet outil de solidarité qu'est le FEAD soit maintenu avec un montant au moins égal à celui d'aujourd'hui. Aussi, je lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour agir en ce sens.