Il s’agit là d’une bonne nouvelle et je me réjouis que cette proposition de loi que j’ai co-signée ait été partagée et votée par l’ensemble des sénateurs d’autant plus qu’il était urgent de répondre à la situation à laquelle sont aujourd’hui confrontés les sapeurs-pompiers.

En effet, le nombre de violences contre les secouristes augmentent de façon inquiétante (plus 23 au cours de l’année 2017). Et contrairement à ce que nous pourrions penser, cette évolution négative touche également les zones rurales parce qu’en définitive les combattants du feu ont vu leurs interventions s’éloigner sensiblement de leur mission première. En effet, majoritairement, ils interviennent auprès de personnes en détresse psychologique ou bien fortement alcoolisées ce qui les expose à des situations difficiles. De ce fait, ils sont face à un public potentiellement dangereux et il s’avère que par crainte des représailles, 38% des actes violents ne sont pas en l’espèce suivis d’un dépôt de plaintes. Aussi, la proposition de loi déposée par notre président du groupe socialiste Patrick Kanner vient à point nommé. Elle permettra de porter plainte de façon anonyme. Il est à noter qu’ à l’initiative du rapporteur Loïc Hervé, le texte procède finalement à une extension du régime de protection des témoins en offrant la possibilité pour un témoin de garder l’anonymat pour toute infraction dès lors qu’elle est commise sur un sapeur-pompier. Enfin, grâce à l’examen de cette proposition de loi, la commission des lois a accepté de créer une mission d’information sur ce sujet. Celle-ci permettra d’interpeller le gouvernement et de trouver des solutions tant législatives que réglementaires pour lutter contre la multiplication par trois en dix ans des agressions envers les sapeurs-pompiers.