Alors que débutait mercredi soir au Sénat l’examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire, Claude Bérit-Débat a reçu dans la journée, aux côtés de son collègue chef de file du texte pour le groupe socialiste, Olivier Jacquin, l’intersyndicale des cheminots pour un moment d’échange autour des enjeux restant en débat sur le texte de loi.

Accompagnés de délégués syndicaux allemands, belges, luxembourgeois, italiens et espagnols, les responsables des syndicats de cheminots français Sud, CGT, UNSA et CFDT ont exposé leur point de vue sur la dernière version du texte votée par la commission au Sénat.

A leurs arguments, Claude Bérit-Débat a rappelé la ligne des sénateurs socialistes, constructive mais attachée à plusieurs conditions qui constitueront autant de lignes rouges opposées à la ministre des transports et au rapporteur : préservation du statut des cheminots, maintien de leurs droits en cas de transfert vers un opérateur privé, maitrise publique de l’infrastructure et des gares, maintien d’un haut niveau de desserte des territoires ruraux et villes moyennes, et enfin, affirmation du rôle des autorités organisatrices qui pourront conventionner les services ferroviaires régionaux.

Claude Bérit-Débat défendra plusieurs amendements, aux côtés de ses collègues socialistes, parmi la cinquantaine déposée par le groupe en vue de la séance publique.

L’objectif est de contribuer positivement au débat et de faire adopter, tant par le gouvernement que la majorité sénatoriale, de nouvelles avancées notamment sociales, relatives à un aménagement cohérent du territoire ainsi qu’à une gestion durable de la dette de SNCF Réseau dont l’Etat doit assurer la reprise à un niveau satisfaisant.