De nouveau, la barbarie sanglante du terrorisme s’est déchaînée sur notre pays. Jeudi 14 juillet dernier, à Nice, un camion fou conduit par un forcené a foncé sur la foule réunie sur la promenade des anglais à l’occasion des célébrations de notre fête nationale. Le bilan est, je le déplore, très lourd, avec 84 morts dont plusieurs enfants, et près de 200 blessés. Mes pensées les plus émues vont aux victimes mais aussi à leurs familles, dévastées par cet acte innommable.

Aujourd’hui, lundi 18 juillet, la France s’est figée à midi précises pour rendre hommage aux 84 victimes du sanglant massacre de jeudi dernier à Nice, alors que 52 blessés se trouvent toujours, à l’heure où j’écris ces lignes, en situation « d’urgence absolue ».

Après les attaques meurtrières de Paris en novembre dernier, les attaques sanglantes de Bruxelles au début de l’année puis le drame, il y a quelques semaines encore, de ce couple de policiers tué à leur domicile à Magnanville, la France a de nouveau été frappée par la main aveugle du terrorisme islamiste dans ce qui constitue le fondement même de son identité, de ses valeurs républicaines et de sa démocratie, la célébration de la fête nationale du 14 juillet, jour anniversaire de la révolution du 14 juillet 1789.

Le choc est énorme et la douleur immense. Elle l’est d’autant plus à l’évocation du fait que comme tout un chacun, je participe chaque année avec plaisir aux réjouissances de ce jour férié symbole de notre République et de notre patrie. Les mots viennent à manquer pour qualifier cet acte d’une barbarie extrême.  

Malgré la vigilance de chacun, l’implication sans failles du Gouvernement depuis de longs mois pour assurer la sécurité de nos concitoyens, ce nouveau drame démontre la force de la menace terroriste qui pèse sur notre pays, une menace protéiforme qui, malgré les mesures mises en œuvre, reste bien réelle.

Aussi, dans ce contexte particulier, l’unité du pays tout entier s’avère plus que jamais indispensable pour faire face. Les responsables politiques doivent à ce titre montrer l’exemple, bien loin des prises de position douteuses auxquelles nous avons eu affaire de la part de certain tout au long du weekend.

La dignité et la détermination doivent continuer à guider nos actions afin de poursuivre notre combat collectif contre le terrorisme, combat auquel se livre sans relâche le Gouvernement depuis plusieurs mois : aucun Gouvernement n’avait jusqu’alors fait autant.

Agir, continuer à agir inlassablement pour lutter contre ce fléau, tel est la position réaffirmée par le Président de la République François Hollande à la suite de ce drame, position à laquelle je me rallie pleinement. Cela passe notamment par le renforcement décidé par l’exécutif des moyens des forces de l’ordre déployées dans le cadre de l’Opération sentinelle, mais aussi, par une nouvelle prolongation de l’Etat d’urgence et des mesures qui l’accompagnent.

Notre Haute-assemblée en délibèrera mercredi et je souhaite que nous y apportions notre accord, à la suite de l’Assemblée nationale, afin de pleinement soutenir le Gouvernement dans cette épreuve, sans déroger aux principes de notre Etat de droit. Cette exigence demeure plus que jamais à mon sens, en de pareilles circonstances, absolument fondamentale.