L’espoir renaît à gauche

Ces élections municipales se sont déroulées dans un contexte particulier, et une nouvelle fois, la crise sanitaire a généré une faible participation lors de ce deuxième tour. C’est le premier constat que nous pouvons poser et j’espère qu’il ne s’agit là que d’une parenthèse due aux circonstances inédites que nous traversons. Le deuxième enseignement que je perçois, c’est l’échec du parti présidentiel. Ce dernier souhaitait s’enraciner localement. Le pari est perdu et manière fort sévère. Seul le premier ministre est parvenu à éviter à LREM un naufrage complet en retrouvant son siège de maire au Havre. Ces résultats catastrophiques pour une jeune formation politique qui a pris le pouvoir il y a à peine trois ans démontre que les Français rejettent très majoritairement la politique du gouvernement. Cela indique, et c’est le troisième enseignement qui découle de cette soirée électorale, que la stratégie du en même temps et à droite et à gauche n’est plus crédible. Tout d’abord parce que le chef de l’Etat a impulsé une politique libérale reniant d’emblée son discours de campagne de 2017 mais aussi parce que les citoyens aspirent à la clarté politique. Ces élections municipales 2020 marquent ainsi le grand retour du clivage gauche-droite, et c’est tant mieux pour la vie démocratique de notre pays. Aussi, à la lecture des résultats, je me réjouis du retour du Parti Socialiste et de la gauche dans son ensemble avec une nouvelle percée des écologistes. En Dordogne, malgré l’échec de la reconquête de Saint Astier pour 17 voix, et la perte historique de Coulounieix-Chamiers, je me réjouis notamment de voir deux villes emblématiques basculer de nouveau à gauche : Périgueux avec Delphine Labails, première femme élue maire dans la capitale périgourdine ; je la félicite pour sa détermination victorieuse et sa droiture, la force de ses convictions mais aussi sa capacité à rassembler la gauche. Ribérac avec Nicolas Platon que Je tiens à féliciter pour sa brillante victoire. Là encore, il s’agit d’un homme de convictions attaché au développement de sa commune. C’est de bon augure pour l’avenir et démontre que quand la gauche est unie, elle gagne.