J’ai rencontré ce lundi 7 juin le maire de la commune de Saint Priest les Fougères avec une délégation d’éleveurs bovins, co-fondateurs de l’association «Sauvons nos élevages de la prédation».

 

Le maire, Monsieur Chaussadas, lui-même éleveur fait partie des agriculteurs du Nord-est du département dont le bétail a été victime d’attaques d’un prédateur. Les agriculteurs estiment qu’il peut s’agir du loup au regard de l’état dans lequel se trouve les animaux tués et mangés. Les services de l’Etat n’ont pas confirmé cette thèse. Aussi, ils ont fait appel à un laboratoire allemand  dans le but de voir leur affirmation confirmée.

Ce n’est pas tant le retour du loup sur le territoire national qu’ils contestent que le manque d’information, de protection des troupeaux et de moyens d’indemnisation suffisants. A ce sujet, ils ont évoqué le coût d’une perte d’un veau : 450 euros pour une indemnisation d’environ aujourd’hui 250 euros.

J’ai indiqué à l’assemblée présente que je partageais leurs inquiétudes. Dans nos territoires, il est moins facile de protéger les troupeaux face au loup que dans les secteurs montagneux, plus habitués à la présence du fauve canin.

Aussi, je vais interroger Monsieur le Préfet et le gouvernement sur les mesures que ce dernier souhaite mettre en place pour les agriculteurs ne soient pas démunis face à la réintroduction du loup et sa présence sur notre département. Cette présence, discutée aujourd’hui, sera une réalité à court terme car le loup est présent dans le Massif central y compris en Limousin.

Il serait déraisonnable de penser que cet animal particulièrement intelligent, qui s’adapte aux nouveaux milieux qu’il découvre dans ses déplacements, connaisse, par contre, les délimitations administratives départementales.

A ce propos, j’ai rappelé mes interventions au Sénat concernant également la problématique de la tuberculose bovine. Particulièrement bien repérée en Dordogne, elle est moins dans les départements limitrophes. Là encore, nos agriculteurs en pâtissent.

L’ensemble de ces sujets nous rappellent que si l’homme impacte la nature grandement, celle-ci s’adapte également à nos activités et impacte à son tour notre environnement.

Concernant le loup, je considère que l’Etat doit mettre en œuvre tous les moyens pour que les tous les acteurs du monde rural n’en pâtissent pas.