Lundi 25 mars, j’ai participé au débat animé par Christophe Fauvel, président de la CCI Dordogne portant sur l’attractivité économique du Périgord.

Etaient présents également à cette table ronde, Monsieur le Préfet et les députés de la Dordogne. Les échanges ont porté prioritairement sur la question du désenclavement qu’il soit routier, ferroviaire ou numérique. Pour ma part et en préambule, j’ai indiqué que je m’étais déjà fortement engagé sur le volet de l’attractivité économique lorsque j’étais président de la Communauté d’Agglomération Périgourdine avec la création de cré@vallée, situé aux abords directs de l’autoroute A89. Puis, j’ai informé l’assemblée que je suis intervenu la semaine dernière à plusieurs reprises au Sénat sur le projet de loi « Mobilités » actuellement débattu à la Chambre Haute. J’ai déposé et défendu plusieurs amendements : un sur le lancement d’un grand emprunt pour soutenir les grands projets importants liés aux mobilités. Un autre pour inscrire dans le scénario proposé par COI, le projet de l’Euro 21. Malheureusement ces amendements ont été repoussés par la ministre Elisabeth Born. Le projet d’Euro 21 a animé une grande partie du débat. Porté depuis des années par les acteurs économiques et les élus Périgordins, ce projet que je soutiens depuis le début, envisage la mise à deux fois deux voies de la nationale 21 qui relie Limoges jusqu’aux portes de l’Espagne. Pour les départements internes et ruraux du grand Sud-Ouest, il s’agirait là d’une occasion de multiplier leur attractivité économique, de rendre cet axe plus fluide mais aussi plus sûr. Or, quoiqu’en disent mes collègues députés, la réponse qui m’a été faite par la ministre démontre que ce projet n’est pas dans ses priorités. Elle a effectivement seulement évoqué des aménagements ponctuels de la nationale précitée mais qui n’ont pas de chose à voir avec la création d’une deux-fois double voie. J’ai donc fait part, sans langue de bois, de mon pessimisme sur la réalisation de ce projet. Cependant, ma détermination à le soutenir reste entière puisque j’ai sollicité une nouvelle rencontre entre la ministre et les acteurs concernés.