Vendredi matin, j’ai assisté au congrès départemental des maires qui s’est tenu à la Filature à Périgueux. Devant un parterre d’élus locaux, plusieurs intervenants se sont exprimés.

Après l’accueil du maire de Périgueux, Antoine Audi, le président de l’Union des Maires de la Dordogne, Bernard Vauriac a exposé les inquiétudes des élus locaux relatives à différents sujets comme la diminution des contrats aidés, la réforme d’établissement des cartes d’identité, l’accès aux soins, la fermeture des commerces dans le bourg… Il a également relayé l’appel de Marseille du 26 septembre dernier lancés par maires, les présidents de région et de département plaidant en faveur des libertés locales.

Germinal Peiro, président du Conseil départemental, a fait part de son souhait de retrouver plus de concertation entre les territoires et l’Etat. Il a rappelé que le Département n’avait pas accepté de signer la contractualisation avec l’Etat pour la maîtrise des dépenses publiques. En effet, les collectivités doivent s’engager à ne pas dépasser une évolution de leurs dépenses de fonctionnement de plus de 1,2% par an. Ce qui n’est pas acceptable c’est que les dépenses sociales soient incluses dans ce taux, et le Département veut continuer à être solidaire avec les personnes âgées, les personnes handicapées, les familles, les personnes éloignées de l’emploi. Le Président a également rappelé l’objectif de solidarité du Conseil départemental avec les communes et les associations.

Madame la Préfète a souhaité rassurer les élus sur la place de l’Etat aux côtés des collectivités locales en évoquant un certain nombre de points : l’action « Cœur de ville », la pause concernant les regroupements d’intercommunalités, le maintien de l’enveloppe de la DGF dans son ensemble mais certaines communes ont pu connaître une baisse de leurs dotations, etc…

Le directeur des services départementaux de l’Education nationale, M. Caillaud, est également intervenu pour présenter la prochaine mouture de la convention ruralité 2018-2021 sur l’organisation des établissements scolaires dans le primaire et dans les collèges. Pour moi, cette démarche est nécessaire pour anticiper les baisses démographiques qui risquent malheureusement de se poursuivre dans les prochaines années. Toutefois, le seul critère comptable ne suffit pas à appréhender les spécificités de nos communes rurales.

Traditionnellement, la réunion se termine par les questions des élus qui font souvent remonter des mécontentements. Etonnamment, cette édition a été relativement calme et les maires ont eu peu de questionnements.