Claude Bérit-Débat a présenté ce lundi 22 janvier ses vœux 2018 sur la commune de Saint Géniès dans le Sarladais, aux côtés de sa suppléante Annick Carot. Etaient présents notamment à cette cérémonie, le conseiller départemental et maire de la commune, Michel Lajugie, remercié par le sénateur pour son accueil, le Président du Conseil départemental, Germinal Peiro, accompagné des conseillères départementales Régine Anglard, Brigitte Pistolozzi et Marie-Lise Marsat, ainsi que de nombreux élus.

Le sénateur a procédé tout d’abord à un tour d’horizon exhaustif de l’année passée. Il a évoqué son inquiétude face à la montée du populisme et de l’extrême droite partout en Europe : en France, en Allemagne, en Autriche et en Pologne.

Il a aussi abordé le dossier toujours aussi préoccupant du terrorisme, souhaitant que la chute militaire de DAESH freine le fanatisme meurtrier qu’il crée depuis plusieurs années.

Il est revenu également sur la problématique du réchauffement climatique marquant son inquiétude sur ses conséquences qui conduiront à des migrations importantes de populations face à la montée du niveau des océans. Il y a donc urgence à ce que les grandes puissances économiques prennent définitivement conscience de ce risque environnemental, social et économique a souligné le sénateur avant d’aborder l’actualité politique nationale de l’année écoulée.

Il est revenu ainsi sur les élections présidentielles et législatives qui ont été marquées par la défaite cuisante des deux grandes formations politiques de gouvernement, dont le Parti Socialiste. Le sénateur souhaite pour celui-ci qu’il se redresse, estimant qu’il est indispensable pour la démocratie qu’il y ait une gauche de gouvernement qui puisse apporter une alternative crédible. L’espace est là, a t’-il indiqué, entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.

Le Sénateur a ensuite dressé un bilan des premiers mois de mandat du Président de la République et de son gouvernement. Fidèle à sa conception de la politique basée sur une opposition constructive, il a donné son avis sur les réformes engagées ces derniers mois.

Il a indiqué ainsi avoir voté, par exemple, en faveur de l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures. Il l’a fait d’autant plus que la démarche s’inscrit dans celle du précédent gouvernement de stopper les demandes des permis d’explorer et d’exploiter les gaz de schistes, des demandes qui auraient pu impacter le Sarladais si elles avaient abouties.

Par contre, il souligné son opposition à la suppression du financement des contrats aidés, la hausse de la CSG ou encore à une politique fiscale particulièrement défavorable aux plus modestes.

Il a fait part également de sa vigilance au sujet de la suppression de la taxe d’habitation. Le sénateur a rappelé qu’il n’était pas hostile, par principe, à cette disparition car elle était devenue un impôt injuste qu’il convenait a-minima de remanier de fond en comble. Les socialistes eux-mêmes l’avaient envisagé.

Néanmoins, pour le Sénateur, deux conditions devraient être appliquées pour que la mesure puisse être pleinement acceptable. D’une part, il souhaite qu’elle concerne tous les citoyens afin d’éviter une fiscalité à deux vitesses entre les Français. D’autre part, il souhaite une compensation rigoureuse auprès des communes sous la forme d’une part d’impôt national dynamique car la taxe d’habitation fait partie d’une des ressources importantes des municipalités.

Il a réagi également face à la décision du gouvernement d’abandonner l’aéroport de Notre Dame des Landes. Il considère qu’il s’agit là d’une décision lourde de conséquence qui décrédibilise l’état de droit puisque le gouvernement vient de passer outre des décisions de justice, des décisions d’élus locaux et un référendum local consultatif.

C’est un mauvais signal envoyé aux citoyens, celui qu’un groupe de personnes peut s’imposer ainsi, par la force ou l’obstruction, à la démocratie locale. D’ailleurs, aujourd’hui certains voudraient ainsi s’engouffrer dans la brèche ouverte en appelant des occupants de la ZAD nantaise à venir s’opposer au projet de déviation de Beynac a rappelé le sénateur qui a exprimé, à nouveau, tout son soutien à ce projet et au Président du Conseil départemental Germinal Peiro.

Il a salué plus largement la politique dynamique de celui-ci sur l’ensemble des compétences du département.

Enfin, en guise de conclusion, Claude Bérit-Débat a souhaité que l’amélioration de la situation économique du pays et le léger mais régulier reflux du chômage en France initiés sous le quinquennat de François Hollande puissent se poursuivre en 2018.

Puis, il a remis à Annick Carot, la médaille d’or du Sénat la remerciant et la félicitant pour le travail qu’elle effectue à ses côtés depuis 2014, avant d’inviter la salle à partager le verre de l’amitié.