J’ai reçu, il y a quelques semaines, comme l’ensemble des parlementaires, un courrier de la Direction de France Télévision m’informant du fait que l’édition locale du Périgord continuerait d’être diffusée pour une durée de trois ans sur une chaîne régionale nouvellement créée, en partenariat financier avec le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

 

Aujourd’hui, une réponse du directeur délégué de France 3 en charge du réseau régional, que j’avais interpellé à ce sujet, me donne des éléments complémentaires relatifs à ce choix. C’est bien le « contexte financier contraint » qui incite la chaine à refuser la création de 14 canaux supplémentaires sur les réseaux ADSL de tous les opérateurs afin de diffuser les éditions locales en décrochage des éditions régionales.

Ainsi, il est manifeste, et je le regrette, que le service public de l’audiovisuel se trouve dans l’incapacité d’assurer une information télévisuelle de proximité, et la proposition faite aux collectivités locales de prendre conjointement en charge cette mission me parait difficilement tenable. A long terme, la viabilité d’un tel format de diffusion pose question car ce service public ne peut être soumis aux choix politiques et décisions budgétaires de ces mêmes collectivités.

Aussi, je souhaite que le Gouvernement revoit sa copie et préfère substituer, à la réduction de 50 millions d’euros du budget de l’audiovisuelle public en 2018, une politique donnant à France télévision les moyens d’assurer l’ensemble de ses missions, en particulier s’agissant de l’information locale des territoires ruraux comme la Dordogne.