Comme l’ensemble des parlementaires de la Dordogne, j’ai reçu le courrier de la directrice régionale de France 3 Nouvelle Aquitaine m’indiquant qu’un contrat d’objectifs et de Moyens entre France 3 et le Conseil régional devrait être soumis, le 23 octobre prochain, aux élus régionaux.

En débat, la création d’une nouvelle chaîne régionale de télévision à l’initiative de France 3 Nouvelle Aquitaine. Cette chaîne, précise la directrice, sera diffusée sur le réseau câblé et sur les box avant d’indiquer que « cette nouvelle offre télévisuelle, complétée  par la diffusion TNT hertzienne actuelle, permettra le maintien des cinq éditions locales» dont celle de Périgueux, c’est-à-dire celle de France 3 Périgords.  Cette diffusion est prévue pour trois ans.

Si, évidemment, je ne peux que me réjouir de cette solution qui prolonge l’existence de notre édition locale, elle ne satisfait cependant que partiellement la mobilisation des élus et des citoyens qui souhaitaient la pérennité de cette dernière, à long terme. Or, France 3 télévision ne s’engage ici que sur trois ans.  Par ailleurs, cette décision doit nous interroger sur le service public de l’audiovisuel.  Nos éditions locales pourraient être maintenues grâce à l’engagement du Conseil régional. Il y a là, en quelque sorte, un transfert d’un nouveau service public vers les collectivités locales, autrement dit un désengagement de l’Etat.

Aussi, j’attends la réponse de Madame la Ministre de la culture à la question écrite au gouvernement que j’ai posée le 2 octobre dernier.

Je lui demandais que le Gouvernement prenne en compte ce dossier lié directement à la qualité du service public de l'audiovisuel en milieu rural en renonçant à la baisse des moyens budgétaires prévus pour 2018 pour France télévision (moins de 50 millions d’euros) afin que le groupe public maintienne de manière pérenne les éditions départementales d'information sur l'ensemble de nos départements.