J’ai participé le jeudi 21 septembre à la concertation locale organisée par la préfecture de la Dordogne dans le cadre de la conférence nationale des territoires. J’ai, à ce titre, co-animé avec Madame Dubois, députée de la Dordogne et le sous- préfet de Sarlat, une table ronde sur le thème des fractures territoriales.

Après avoir rappelé que la fracture territoriale se mesurait entre l’écart de richesse et de qualité de vie entre urbains et ruraux , un écart qui alimente le sentiment d’abandon des habitants, nous avons recensé la traduction de ce phénomène sur le territoire de la Dordogne.

Le problème de la désertification médicale a été longuement abordé tant en matière de présence de médecins généralistes ou de spécialistes ou d’autres professions de santé tels que les dentistes : une désertification qui n’est pas propre au monde rural mais aussi à certains quartiers de villes urbaines ou périurbaines. Différentes pistes ont été évoquées, libération plus forte du numérus clausus, plan départemental de maisons de santé ou, pour les médecins s’installant dans des zones pourvues, dé-conventionnement des actes.

Sur le numérique, chacun a reconnu qu’un effort avait été fait en ce domaine par le gouvernement précédent et que des moyens importants avaient été déployés tant au niveau national, départemental et intercommunal.

Tous souhaitent que l’aboutissement du plan très haut débit puisse se faire le plus rapidement possible mais s’interrogent sur la volonté des opérateurs de le mettre en œuvre.

Compte tenu du budget des moyens pour amener la fibre sur tous les territoires, l’idée de mobiliser toutes les technologies, y compris la G 4 ou 5 G, ou l’amélioration des réseaux actuels a été évoquée car les besoins ne sont pas les mêmes entre les citoyens qui souhaitent avoir un très bon débit et les entreprises qui ont besoin du très haut débit.

En matière de désenclavement ferroviaire et routier, l’accent a été mis sur la nécessité absolue de pouvoir accéder à la ligne LGV Bordeaux Paris dans les meilleures conditions possibles ce qui nécessite de gros efforts de cadencement à mettre en oeuvre de Bergerac à Libourne ou de Périgueux à Libourne-Bordeaux pour faire l’aller-retour Bordeaux-Paris dans la journée.

Le problème des mobilités infra départementale a été également abordé tant par train que par autocar.

Il a été également abordé la nécessité de permettre aux jeunes de faire leurs études sur place et de densifier notamment l’offre universitaire sur le plateau de la Grenadière en accueillant la première année de faculté de médecine ou d’autres formations susceptibles d’accroitre l’attractivité de notre département, en la matière.

Certains ont évoqué également les freins liés à l’application de règles identiques sur l’ensemble du territoire français alors que les problématiques sont parfois différentes en milieu rural et en milieu urbain. L’exemple des freins à l’urbanisation a été plusieurs fois souligné.

L’ensemble des intervenants se sont accordés, également, à reconnaître l’image particulièrement bonne de notre département ce qui montre que la ruralité peut être vécue comme  positive à condition de faire en sorte de mettre en place une politique d’aménagement du territoire adaptée.