J’ai organisé mercredi 13 septembre une rencontre avec les associations et les structures qui m’ont sollicité au sujet du non renouvellement du financement d’un nombre important de contrats aidés.

J’ai pu ainsi échanger avec le Président de la Fédération des Activités de Solidarité au niveau Aquitaine, le Président et la Directrice de l’association d’insertion Ménages services 24, des représentants de la Ligue de l’Enseignement de la Dordogne, le Président de la Fédération des Calendretas de la Dordogne, la Directrice du Secours populaire de Périgueux, Jean Gagniayre, représentant le monde occitan et le Directeur de l’Union des Maires de la Dordogne.

Qu’il s’agisse des associations, des structures d’insertion par l’activité économique ou des collectivités locales, leurs représentants ont indiqué la brutalité de la décision prise par le gouvernement et l’absence d’alternatives proposées. Une attitude qui conduira des dizaines de milliers de salariés à pôle emploi.

Les acteurs présents ont dénoncé cette remise en cause des contrats aidés, effectuée sans concertation, au détriment des personnes salariées sous ce type de contrat et de leur parcours de formation professionnelle.

Ils ont également évoqué les difficultés que cette suppression entraîne pour le fonctionnement de leurs structures respectives et ses conséquences sur le service rendu au public.

Ils reprochent au gouvernement de se tromper de diagnostic sur les effets des contrats aidés sur l’emploi et l’insertion professionnelle. Contrairement aux idées reçues reprises par l’exécutif, ces contrats font office dans la plupart des cas de tremplins vers un emploi stable en faveur de personnes initialement en grande difficulté d’insertion professionnelle. Si dans certains secteurs, l’insertion n’est pas aussi patente, les contrats aidés permettent à ses bénéficiaires de reprendre confiance en eux et d’appréhender concrètement le monde du travail.

Ils ont donc leur utilité puisqu’ils remplissent de véritables missions professionnelles et sont nettement moins couteux que d’autres dispositifs de relance de l’emploi.

A l’issu de la réunion, je me suis engagé à saisir à nouveau le gouvernement comme je l’ai fait récemment sur le sujet au travers une question écrite. L’objectif est désormais de démontrer par des exemples concrets la réussite des contrats aidés même si tous s’accordent à dire qu’il convient d’améliorer d’avantage encore l’ensemble de ces dispositifs dont la suppression du financement apparait contreproductive.