Je me suis exprimé lors du Congrès départemental de l’Union des Maires. Une manifestation importante car elle permet aux parlementaires, et aux représentants de l’Etat, d’entendre les interrogations et les propositions des maires.

 

Cette année, elle revêtait un caractère particulier car était invité Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales.  Celui-ci a affirmé d’emblée son soutien à la ruralité et précisé l’ensemble des mesures du gouvernement en faveur des collectivités locales, et notamment des communes qu’il a justement qualifié de pilier de la République.

Le ministre a ainsi rappelé les engagements pris et respectés par le Président de la République, tel que l’instauration des contrats de ruralité ou les mesures prises en faveur de l’école ou pour lutter contre la désertification médicale (création des maisons de santé et convention avec les étudiants en médecine).

Il a également insisté sur le fait que le gouvernement actuel a dû s’employer à redresser les comptes de la Nation ce qui l’a conduit à demander également des efforts aux collectivités locales.

Aujourd’hui, ces efforts commencent à porter leurs fruits puisqu’à nouveau l’Etat se trouve en mesure de pouvoir entamer une redistribution en augmentant, par exemple, la DETR et soutenir ainsi l’investissement des communes.

congrs4 1Enfin, et je l’approuve totalement, Jean-Michel Baylet a estimé au sujet de l’intercommunalité qu’il fallait désormais marquer une pause afin que les élus puissent travailler sereinement après les multiples élargissements et changements de compétences opérés ces dernières années.

Pour ma part, lors des questions réponses avec la salle, j’ai indiqué que c’est grâce aux sénateurs que les petites communes faisant parties d’un EPCI pouvaient être représentées par un délégué au moins.

Je suis revenu également sur la question des zones agricoles dites précaires définies par l’Union européenne. En effet, une première carte a circulé, écartant de ce dispositif de nombreuses communes de la Dordogne. Or ce dernier apporte une aide importante aux agriculteurs dont les revenus d’exploitation sont modestes.

J’ai précisé que cette carte, établie selon huit critères, retenus par l’Europe pour tous les pays européens allait être complétée par des critères spécifiques définis par chaque pays.

Le ministre de l’agriculture que j’ai interrogé sur ce point m’a répondu que ce premier document provisoire serait obligatoirement corrigé et amélioré. En clôture de la manifestation, j’ai participé au repas républicain de l’Union des Maires.