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Mardi, le sénat a débattu et adopté la proposition de loi sur le service public de l’éducation et la neutralité religieuse.

Émanant de la droite, cette PPL vise à étendre l’interdiction des signes religieux ostentatoires aux sorties scolaires et notamment aux accompagnateurs. Elle s’inscrit dans un contexte tendu qui s’est ressenti lors de nos échanges.

Pour ma part, je me suis fermement opposé à cette proposition de loi. Une fois de plus, les sénateurs de droite ont pris en otage la laïcité. Eux qui, pour beaucoup, sont de fervents soutiens de « la manif pour tous » et de toutes ses dérives, se redécouvrent laïcs quand il s’agit de s’attaquer à nos compatriotes musulmans.

Je ne peux que déplorer cette laïcité à géométrie variable et plus largement le climat de haine et de racisme qui se développe dans notre pays où l’hystérisation du débat public est devenue la norme.

J’ai honte de certains propos qui ont été tenus dans l’hémicycle ce mardi. Comment un élu de la République peut publiquement, mettre sur le même plan nos compatriotes musulmanes et des sorcières d’Halloween ? Au-delà de salir notre institution, ces propos du sénateur Jean-Louis Masson démontrent la haine et le mépris d’une certaine droite envers des milliers de Françaises et de Français.

Stigmatisation, exacerbation des tensions communautaires, certains sénateurs de la majorité, eux aussi, n’ont pas caché leur volonté de pointer du doigt la communauté musulmane. Un manque de décence évident au lendemain de l’attentat de la mosquée de Bayonne.

Au-delà d’une loi de circonstances, ce texte ne règle aucun vide juridique mais, à l’inverse, risque de brouiller le droit existant.