• b-cbd-11c.png

En proposant de réduire de 45 millions d’euros le budget des Chambres d’agriculture, le Gouvernement a fait fi de l’adage qui dit que « celui qui ruine son fermier ruine sa terre ».

Je me réjouis que le Premier ministre l’ait compris et que, comme annoncé dans la presse ce lundi, il revienne sur cette décision. Mesure polémique du projet de loi de Finances pour 2020, elle avait été contestée par la grande majorité des parlementaires, au premier rang desquels, les sénateurs socialistes. Edouard Philppe semble finalement avoir retrouvé la raison. Quand on sait l’importance des Chambres d’agriculture, il parait parfaitement irraisonné de réduire leurs ressources. Cependant, force est de constater que ce Gouvernement ne fonctionne qu’aux rapports de force. Il aura, en effet, fallu des mois et la mobilisation massive des élus pour qu’il recule. Pire, une fois de plus, l’exécutif a démontré son inexpérience dans les réponses apportées à nos interrogations. En effet, alerté par mes soins au mois d’aout sur la question, le ministre de l’Agriculture s’était alors fendu d’une réponse affligeante me rétorquant que les Chambres d’agriculture feraient mieux avec moins. Au-delà de cette réponse et de la reculade du Premier ministre, tout démontre, une fois de plus, l’amateurisme de ce Gouvernement qui ne cesse de naviguer à vue sans prendre en compte les réalités de terrain.