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 En réponse à ma question écrite de cet été, le ministre de l’Agriculture confirme clairement la baisse des recettes fiscales au réseau des chambres d’agriculture dans le cadre du projet de loi de finances 2020.

Ses arguments sont les suivants : « Il est nécessaire que le réseau des chambres d'agriculture participe également à l'effort de réduction des dépenses publiques. Pour rappel, un effort important a déjà été demandé aux autres chambres consulaires depuis 2013. Depuis cette date, en plus des prélèvements exceptionnels, la baisse des plafonds des chambres de commerce et d'industrie et des chambres des métiers a été respectivement de 53 % et de 13 %, alors que celle appliquée aux chambres d'agriculture a été limitée à hauteur de 2 % seulement. À l'instar des autres chambres consulaires, les chambres d'agriculture devront engager une réduction de leurs coûts, mettre en place des mesures de rationalisation de leur organisation et se montrer plus sélectives dans leurs investissements ». Les chambres d’agriculture ont donc encore trop de marges de manœuvre pour exercer leurs missions. Qu’elles se rassurent, d’après le ministre, les efforts demandés, « leur permettront de maintenir un haut niveau de service aux agriculteurs, aux propriétaires forestiers et aux territoires ruraux, et d'accompagner en particulier la transition agro-écologique de notre agriculture qui est en cours. » Tout ira donc mieux avec moins de ressources, c’est simple et implacable. Cette posture, malheureusement, ne laisse rien augurer de positif pour la signature du contrat d’objectifs souhaitée par le Premier ministre pour cet automne.