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Dans son nouveau rapport, publié jeudi 8 août et approuvé par 195 pays, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) alerte sur les liens entre agriculture, déforestation et réchauffement climatique.

Dressant un constat alarmiste sur la situation de la planète, il n’est néanmoins pas fataliste. Des solutions existent pour lutter contre le réchauffement de la planète. Des solutions que j’ai eu l’occasion de défendre aux côtés de mes collègues sénateurs socialistes. Développement de l’agroforesterie, de l’agro-écologie, de l’élevage raisonné, des circuits courts, du bio… des mesures concrètes ont été prises lors du quinquennat de François Hollande sous l’impulsion de Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture. Malheureusement, force est de constater que malgré des coups de communication, le gouvernement actuel ne semble pas faire de l’écologie et de la préservation de la biodiversité son cheval de bataille. Pour preuve, le vote du CETA par la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale le jour de la venue de la jeune Greta Thunberg illustre l’hypocrisie de la macronie pour qui l’écologie n’est qu’un argument de façade.  Comment ne pas être inquiet quand le Président de la République qualifie de « bon » le projet d’accord avec les pays du MERCOSUR ? Le Brésil de Bolsonaro qui intensifie la déforestation de l’Amazonie est-il un exemple vertueux pour Emmanuel Macron au vu de l’urgence écologique actuelle ? Peut-on décemment sacrifier notre planète sur l’autel du libre-échange, du toujours plus, de l’exacerbation de l’ultra libéralisme ? Je ne le crois pas ! Pour ma part, je continuerai de défendre un modèle agricole raisonné, un modèle agricole conscient des enjeux écologiques et respectueux de la biodiversité.