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En vote solennel mardi 29 mai, le Sénat a approuvé par 389 voix contre 37 le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2019-2025. Favorable dans les grandes lignes aux orientations qu’il prévoit, j’ai voté en faveur de ce texte au même titre que mes collègues du Groupe socialiste et républicain.

 

En donnant plus de moyens à nos armées, cette loi de programmation militaire s’inscrit dans la continuité du travail engagé par François Hollande au cours du précédent quinquennat, et ce dès 2015.

Grâce à une première hausse de budget prévue entre 2020 et 2022, à hauteur de 5,1 milliards d’euros, puis une seconde entre 2023 et 2025, à hauteur de 9 milliards d’euros, l’objectif visé d’atteindre les 2% du PIB pour les dépenses consacrées à la défense en 2025 devrait pouvoir se concrétiser, ce qui me parait un effort nécessaire compte-tenu des engagements portés par notre pays.

Certains doutes subsistent toutefois quant à la question des ressources humaines et des recrutements. En effet, bien que la création de 6 000 emplois soit une décision qui va dans le bon sens, la méthode pose question, notamment sur le rythme des recrutements ainsi que sur la stratégie de la France pour une Europe de la défense. Dans un monde où les menaces grandissent, la France doit consolider son autonomie stratégique au sein d’une Europe plus intégrée d’un point de vue militaire.

Par ailleurs, dans un contexte de croissance favorable aujourd’hui, je reste également plus réservé sur la trajectoire financière par laquelle le Gouvernement semble vouloir faire porter l’essentiel de l’effort sur le prochain quinquennat, notamment au regard de l’ancienneté de plusieurs équipements dont le besoin de renouvellement se fait toujours sentir.

Nous devons également mieux sécuriser nos infrastructures et cela doit passer par un effort régulier sur la période couverte par cette LPM.

Quoi qu’il en soit, je salue le travail de notre groupe qui a permis d’enrichir sensiblement un texte dont l’ambition première était l’amélioration des conditions de travail et la vie quotidienne des personnels. Je me félicite des 44 amendements cosignés par des membres du groupe socialiste qui ont été adoptés en Commission et par la suite, des 14 amendements qui ont été portés par notre groupe et adoptés en séance.

Ils permettront entre autres de renforcer le contrôle parlementaire sur les points clés de ce texte, de sécuriser les ressources pour l’approvisionnement en munitions, de mieux soutenir et protéger nos PME du secteur de la défense, d’assurer une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée ou de lutter contre les discriminations et enfin, de renforcer les dispositifs de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au sein des armées.