• b-cbd-11c.png

Mercredi, à Paris comme dans le reste de la France, une marche blanche était organisée pour rendre hommage à Mireille Knoll, cette octogénaire rescapée de la rafle du Vel d’Hiv, dont l’assassinat vendredi dernier a ému l’ensemble de nos concitoyens.

De confession juive mais éloignée de la religion depuis les tragiques événements qui, en 1942, la voient réchapper de peu à la rafle du Vel d’Hiv, cette octogénaire vivait paisiblement dans un petit HLM à deux pas de la Place de la république à Paris.

Retrouvée sauvagement assassinée vendredi, la justice a alors retenu le caractère antisémite de l’homicide car l’un de ces agresseurs connaissait sa religion même si l’enquête semble aujourd’hui désormais privilégier le motif crapuleux d’un vol ayant mal tourné.

Des milliers de personnes ont pris part à la marche blanche de mercredi pour dénoncer cet acte cruel mais aussi, plus généralement, l’ensemble des actes et comportements racistes ou antisémites qui sont autant d’injures contre notre République et contre l’humanité. Notre histoire nous impose de ne pas oublier le passé et de lutter contre les atteintes d’ordre religieuses, notamment à l’égard de nos concitoyens juifs qui sont toujours victimes aujourd’hui de près du tiers des faits de haine recensés dans notre pays.

Ceci étant dit, je ne peux que regretter certains débordements et attitudes que nous avons pu voir au cours de cet hommage. A la posture polémique du CRIF qui a déclaré les représentants du Front national et de la France insoumise « indésirables » lors de cette marche, occasionnant alors bousculades et insultes, je préfère la démarche d’apaisement choisie par le fils de la défunte, Daniel Knoll, appelant à la participation de tous.

Tel est le message de tolérance auquel je souhaite m’associer et qui doit nous inciter, tout un chacun, à œuvrer pour l’amélioration du vivre ensemble et la protection de la liberté de croire, ou de ne pas croire.