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Au cours de la séance publique du mercredi 7 février, le gouvernement, par la voix de la ministre de la santé Agnès Buzyn, a rejeté en bloc la proposition de loi de revalorisation des retraites agricoles à 85% du SMIC.

Cette décision du gouvernement s’apparente ni plus ni moins à un déni de démocratie, d’autant que le texte de cette PPL avait été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en février 2017, et également en commission des affaires sociales au Sénat.

Présent en séance pour défendre les retraités agricoles auprès de qui il est engagé de longue date, Claude Bérit-Débat a dénoncé vivement cette attitude : si ce rejet est insupportable sur le fond, il l’est encore plus sur la forme.

En effet, plutôt que de laisser la démocratie et le débat se dérouler au Sénat, le gouvernement a choisi de recourir à l’article 44-3 de la Constitution exigeant un vote bloqué sur le texte et proposant un renvoi de la réforme en 2020. Après de belles promesses présidentielles au salon de l’agriculture, le monde agricole appréciera…

Claude Bérit-Débat dénonce ce coup de force institutionnel et fustige le mépris affiché à l’égard de la juste revendication des retraités agricoles qui lors du quinquennat Hollande avaient obtenu une revalorisation à hauteur de 75% du SMIC.

Il appelle, au nom de la justice sociale, les parlementaires de la Dordogne qui soutiennent le gouvernement à prendre toute leur responsabilité et à tenir les promesses qu’ils ont eux-mêmes faites devant ces mêmes.