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Après plusieurs mois de mobilisation qui se sont traduits, notamment, par une rencontre au Sénat entre le président du groupe socialiste et les retraités agricoles de la Dordogne, je me réjouis de l’adoption de cette PPL qui doit permettre de porter les retraites agricoles à 85% du SMIC.

Le Sénat a été unanime, mercredi 21 février, pour voter en commission des affaires sociales la proposition de loi communiste sur la revalorisation des retraites agricoles.

Après plusieurs mois de mobilisation à la Haute-assemblée et après avoir obtenu, finalement, l’inscription de cette PPL à l’ordre du jour, ce vote positif marque une étape supplémentaire décisive dans l’adoption de cette mesure qui devrait bénéficier aux 1,5 millions d’exploitants à la retraite, dont beaucoup se trouvent en situation d’extrême précarité.

Ce texte se situe dans la lignée de la politique ambitieuse menée sous la mandature de François Hollande mais il n’avait pu, pour cause de période électorale, être mis à l’ordre du jour au Sénat.

Il s’inscrit dans le droit fil des avancées déjà obtenues en faveur des agriculteurs tels que la garantie «75% du SMIC», l’extension de la retraite complémentaire obligatoire aux conjoints et aides familiaux pour les périodes d’activité antérieures à leur affiliation obligatoire, la réversion des points gratuits des chefs d’exploitation décédés en activité et droits combinés, l’assouplissement de l’accès à la pension majorée de référence et attribution de points gratuits de retraite proportionnelle pour cause de longue maladie ou invalidité.

Avec mon collègue Sénateur du Gers Franck Montaugé, comme nous y étions engagés auprès du président et du bureau de l’association nationale des retraités agricoles, nous avions déjà introduit le sujet en novembre dernier lors des débats relatifs à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. Mais nous avions alors fait face à une opposition sénatoriale aussi unanime que surprenante.

Aujourd’hui, le texte examiné semble rassembler un plus grand consensus autour de cette réforme attendue. Pour ma part, je le soutiendrai sans réserve, comme l’ensemble de mes collègues socialistes, au cours de son examen en séance publique le 7 mars prochain afin qu’il puisse être adopté définitivement, c’est-à-dire dans des termes identiques à la version issue de l’Assemblée nationale.  

La balle sera ensuite, en dernier ressort, dans le camp du gouvernement qui, espérons-le, respectera l’expression démocratique du parlement en prenant sans tarder l’ensemble des dispositions règlementaires permettant l’application pleine et entière du texte de loi. C’est là ma volonté et j’y demeurerai particulièrement vigilant.