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L’impact des pesticides sur l’environnement et la santé n’est pas plus à débattre, il est une réalité. Plusieurs études révèlent que des pathologies lourdes (cancers, maladies neurodégénératives, etc…) ont un lien direct avec l’exposition de ce type de produits. Aussi, je me félicite que le Sénat ait voté jeudi la proposition du groupe socialiste relative à la création d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques. Ce texte a été porté par ma collègue Nicole Bonnefoy et je l’ai cosigné d’autant plus que je me suis déjà engagé à ses côtés sur le dossier de l’interdiction des néonicotinoïdes.

Malheureusement, la ministre de la santé, en utilisant des arguments surprenant de la part de quelqu’un qui connait parfaitement les méfaits de ces substances sur la santé, a donné un avis défavorable à cette proposition de loi.

Il semble peu probable que cette PPL soit reprise par l’Assemblée nationale, et c’est dommage car elle permettrait la réparation intégrale des préjudices subis par l’ensemble des victimes - les agriculteurs, les riverains d’épandages et les enfants atteints de pathologies liées à l’exposition de leurs parents aux pesticides- sans que celles-ci soient obligées de justifier elles-mêmes le lien de causalité entre leurs maladies et la proximité avec des produits phytopharmaceutiques.

Pour ma part, avec le groupe socialiste, nous continuerons à nous battre pour faire avancer cette cause.