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... Ou quand deux sénateurs interrogent mardi 16 janvier la même ministre à propos de l'avenir de la ligne Libourne-Bergerac-Sarlat, et qu'une même réponse engendre deux réactions très différentes.

Les séances publiques au Sénat sont parfois le théâtre de situations déconcertantes.

Mardi 16 janvier, le comique de situation s’est invité dans l’hémicycle lorsqu’interrogeant la ministre des transports sur le projet de rénovation de la ligne Libourne-Bergerac-Sarlat à l’occasion du débat portant sur la SNCF, Claude Bérit-Débat a eu la surprise de constater que le même sujet était soulevé deux heures plus tard par son collègue Sénateur En Marche de la Dordogne, au cours de la séance de question d’actualité au gouvernement.

En début d’après-midi, Claude Bérit-Débat s’était montré réservé face l’absence d’éléments précis dans la réponse et d’engagements financiers clairs de la part de la Ministre, pourtant interrogée pour la troisième fois sur le sujet par le Sénateur. Le comique aurait alors pu tomber à plat…

C’était sans compter sur le fait que quelques instants plus tard, réagissant à la réponse de la ministre  –réponse identique à celle donnée un peu plus tôt dans l’après-midi, le Sénateur Cazeau s’est pour sa part montré « satisfait », tant en séance que sur les réseaux sociaux.

Nul doute qu’un public averti aurait salué cette performance et ce satisfecit à moindres frais, modèle de comique de geste, si toutefois les enjeux en question ne prêtaient pas à plus de sérieux.

Les élus locaux et les 700 000 usagers annuels de la ligne, qui attendent toujours à l’heure actuelle un engament précis de la SNCF et de l’Etat, seront pour leur part certainement moins sensibles au comique de cette séquence...