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Alors que les grands électeurs étaient appelés aux urnes dimanche dernier pour renouveler la moitié du collège sénatorial, je me félicite des résultats obtenus par notre groupe politique qui est parvenu à réaliser un score honorable et confirme, à l’issue de ce scrutin, son statut de deuxième groupe de la Haute-assemblée en termes d’effectif, et principal groupe d’opposition à la majorité sénatoriale. Autre victoire que je salue, celle de Didier Guillaume, Sénateur de la Drôme, qui a brillamment été réélu mardi à la tête de notre groupe politique au Sénat. 

Suite aux résultats décevants des socialistes tant aux élections municipales et départementales de 2014, que plus récemment, aux élections présidentielles et législatives en mai et juin dernier, le verdict du renouvellement partiel de cette année était, c’est peu de le dire, redouté.

Au contexte local globalement défavorable à la gauche s’ajoutait aussi un contexte politique national difficile dans lequel le Parti socialiste, après la déroute du printemps dernier, reste totalement inaudible et peine à se reconstruire sur sa ligne héritée de la campagne de Benoit Hamon.

En termes d’effectifs, alors que notre groupe politique comptait 87 membres à la veille du renouvellement de dimanche dernier, 46 sénatrices et sénateurs socialistes faisant partie de la liste 1 ont vu leur mandat être remis en jeu, soit plus de 50% des effectifs de notre formation. Au niveau du Sénat, ce sont en tout 170 sénateurs qui ont remis dimanche leur siège en jeu.

Malgré les difficultés et incertitudes auxquelles je faisais référence, 37 de nos candidats sont parvenus à l’emporter, un score honorable dont il y a tout lieu de se réjouir. Dans le détail, notre mouvement a enregistré la victoire de 15 sénateurs sortants ainsi que 24 nouveaux élus, ce qui porte désormais l’effectif de notre groupe politique à 78 membres.

Dans les trois départements de la région Nouvelle-Aquitaine où les électeurs étaient appelés à voter, notre formation a fait mieux que résister : dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, trois de nos candidats l’ont emporté.

A chaque bilan chiffré d’une élection s’ajoute aussi une lecture plus politique. En l’occurrence, je fais ici référence à l’élection de notre président de groupe politique qui, suite au scrutin de dimanche, s’est déroulée mardi au Palais du Luxembourg, à huit clos. A ma grande satisfaction, c’est le candidat que je soutenais qui a été réélu : il s’agit du Sénateur de la Drôme Didier Guillaume, déjà président de notre formation au cours de la précédente législature.

Je me félicite pleinement de cette désignation qui renouvelle à cette fonction un élu de qualité et de confiance, qui est à mon sens la personnalité la plus apte à rassembler les différentes sensibilités de notre groupe et avancer dans un sens clair et bien défini : celui du consensus pour s’imposer comme une formation unie et dynamique, une force de proposition engagée et progressiste.

S’agissant de la ligne politique choisie à cette occasion par notre formation, elle a été énoncée avec clarté et je souhaite maintenant qu’elle serve de boussole politique à chacun de nous : opposition à la majorité sénatoriale et non-appartenance à la majorité présidentielle.

Cette semaine, les groupes politiques ont désigné leurs candidats au Bureau du Sénat puis, suivant la tradition, un vote solennel s’est tenu qui a vu Gérard Larcher, Sénateur des Yvelines, être réélu Président du Sénat. A la suite de cette séquence, le travail parlementaire reprendra pleinement ses droits la semaine prochaine et j’y retrouverai, comme avant 2014, ma fonction de de base de Sénateur, fonction moins honorifique que celle de Vice-président mais non moins passionnante.