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Le sénateur demande au gouvernement  qu'il revienne sur sa décision de ne pas renouveller le financement des emplois aidés à travers une question écrite au gouvernement dont voici le contenu.

Monsieur Claude Bérit-Débat attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les conséquences négatives induites par le non renouvellement du financement des contrats aidés et les inquiétudes légitimes que cela engendre auprès des collectivités locales et du monde associatif, notamment en milieu rural.

D’une part, ces contrats permettent à des personnes en difficulté d’insertion professionnelle, d’intégrer le monde du travail, d’obtenir une expérience professionnelle et une reconnaissance sociale.

Certes, ces contrats peuvent être présentés comme précaires mais il apparait justement fort paradoxal de voir en leur suppression une mesure de lutte contre la précarité car aucune autre alternative ne leur est aujourd’hui proposée. La suppression des contrats aidés est aujourd’hui synonyme de pertes d’emplois pour des dizaines de milliers de salariés sur l’ensemble du territoire national.

D’autre part, cette décision prise de manière précitée, sans concertation ni étude d’impacts a déstabilisé fortement nombre de collectivités locales, notamment dans l’organisation de la rentrée scolaire.

Des effets négatifs se produiront également sur la qualité d’autres services publics de proximité. Le secteur médico-social, l’aide à domicile vont se trouver également pénalisés tout comme le tissu associatif culturel, sportif et solidaire. Ainsi les banques alimentaires ont déjà indiqué leur crainte de ne pouvoir assurer correctement leurs missions.

Le non renouvellement du financement des emplois aidés touche donc l’ensemble du territoire national et le département de la Dordogne n’est pas épargné car il comptait 1645 personnes salariées, employées dans le cadre des différents dispositifs (CAE, emplois d’avenir…). Cette décision pénalise donc des familles, des élèves.

Aussi, Monsieur le sénateur demande à Madame la Ministre que le gouvernement revienne sur cette décision défavorable à l’emploi, à l’insertion professionnelle mais aussi aux politiques menées par les collectivités locales, les associations et globalement à la qualité des services publics.