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Ce dimanche soir, Emmanuel Macron a été élu Président de la République avec 66,1% des suffrages exprimés, à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle. Je félicite chaleureusement le candidat d’En marche pour sa victoire, qui, près d’un an après la création de son mouvement, a su insuffler une dynamique inédite et proposer un nouveau contrat avec les français, hors des clivages politiques traditionnels. Face aux idées nauséabondes véhiculées par le FN, le succès d’Emmanuel Macron est ainsi, à mon sens, celui d’un pays tout entier attaché à ses valeurs républicaines. Plus que jamais, cette perspective doit nous donner espoir dans notre capacité, collective, à relever les défis auxquels fait face notre pays.

Après de longs mois de campagne, aussi agités qu’indécis, le suffrage universel a rendu son verdict ce dimanche 7 mai. Dans cette période politique aussi cruciale qu’inédite et face à la menace que faisait peser, une fois de plus, la présence du Front national au second tour, nos concitoyens ont désigné le cap qu’ils souhaitaient pour leur pays : celui de la démocratie, de la République et de ses valeurs, celui de l’Europe.

En Dordogne, Emmanuel Macron a rassemblé 64,29% des suffrages, et 69,95% à Chancelade, ce qui situe la commune au-dessus de la moyenne du département. Je me félicite d’autant plus de ce score que je m’étais, au cours de cette campagne, personnellement mobilisé pour appeler nos concitoyens à faire barrage au FN, en organisant alors un rassemblement républicain et citoyen aux côté du maire de la commune le 2 mai dernier.

Nos concitoyens ont fait un choix clair, sans équivoque, en faveur de l’apaisement et de l’espoir, face aux idées noires et au populisme xénophobe arboré par Marine Le Pen. Je me félicite de ce succès audacieux qui doit permettre d’écrire, c’est mon souhait, une nouvelle page politique de notre pays.

En ce sens, et quoique puissent être nos réserves, je lui souhaite une totale réussite dans l’exercice de son mandat.

Ce mandat difficile, nous le savons tous, honore autant qu’il oblige. La nouvelle aire politique qui s’ouvre, marquée par le déclin des partis politiques historiques, est également emprunte de divisions et fractures particulièrement vives, mises à jour par la campagne singulièrement brutale que nous avons vécue.

Aussi, c’est mon sentiment profond, cette victoire ne laissera que peu de marge de manœuvre au cours des cinq prochaines années et l’échec n’est pas permis. Avec plus de 10 millions d’électeurs qui ont porté leur choix sur Marine Le Pen au second tour, le Front national a de nouveau franchi un record historique qui ne fera encore que progresser dans le futur, faute d’action politique efficace à faire refluer à la fois le chômage mais aussi tous les types d’insécurité, sociale comme physique.

Conscient de cette situation et du constat que j’ai dressé précédemment, le défi est immense pour Emmanuel Macron, autant que les responsabilités qui sont désormais les siennes. Nul doute que le chemin de crête politique –souvent invoqué par l’intéressé au cours de ces derniers mois, sera en ce sens particulièrement étroit.

Pour autant, en devenant, à 39 ans, le plus jeune Président de la Ve République, Emmanuel Macron a envoyé un message particulièrement fort en faveur du renouvellement de notre classe politique. Son programme porte un certain nombre de réformes nécessaires pour notre pays. Il lui revient désormais de rassembler une majorité politique la plus large possible afin de les faire appliquer, en réussissant ce rendez-vous crucial qui se profile au mois de juin avec les élections législatives.

En tout état de cause, je souhaite qu’il puisse continuer à s’engager pleinement dans le chemin qu’il a tracé, et je m’évertuerai, d’un point de vue personnel, à faire faire preuve d’un soutien à la fois bienveillant mais aussi et surtout vigilant, à l’égard de son action.