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Mercredi 19 octobre, en séance publique, je suis intervenu au nom du Groupe socialiste et républicain du Sénat au cours d’un débat qui portait sur les conclusions de deux rapports d'information sur l’eau, l’occasion pour moi de plaider pour une meilleure prise en compte des intérêts du monde agricole dans les politiques de gestion de l’eau.

L’eau est, nous le savons, un sujet vital pour l’avenir de notre planète comme pour celui de l’humanité. Or aujourd’hui, la question de la gestion durable de l’eau se retrouve confrontée à des conflits d’usage de plus en plus nombreux, alors que dans le même temps, le réchauffement climatique est de plus en plus prégnant.

Les activités humaines se trouvent quant à elles mises à l’épreuve de nouveaux défis liées à leur approvisionnement en eau, dans un contexte global de raréfaction de cette ressource et de contraintes climatiques plus fortes. L’agriculture, activité prépondérante dans notre département rural, est, bien entendu, tout particulièrement concernée, c’est pourquoi j’ai souhaité centrer mon intervention sur ce sujet.

Nous l’avons vu ces derniers mois, plusieurs de nos filières, l’élevage, la filière céréalière ainsi que la trufficulture notamment, ont été impactées par un épisode de sécheresse marqué et par plusieurs décisions de restrictions des prélèvements à usage d’irrigation dans le département.

Mes rencontres avec les organisations agricoles, les exploitants, mais aussi les maires au cours de l’été ont témoigné de la nécessité d’améliorer la gestion quantitative de l’eau à usage agricole.

Sur cet aspect, la question du stockage est évidement centrale. Qu’il s’agisse de réserves de substitution ou de retenues collinaires, ces moyens-là peuvent apporter une alternative aux prélèvements d’eau en milieu naturel, notamment lors des périodes de sécheresse, maintenant ainsi un étiage suffisant des cours d’eau, indispensable à la préservation de la vie aquatique

Or, les lourdeurs de la réglementation et la longueur des délais d’instruction des dossiers freinent la création de ces outils. Il est donc indispensable, comme je l’ai rappelé au cours de mon intervention, d’agir en faveur de la simplification des procédures mais aussi d’une meilleure coordination des financements existants, autant de mesures attendues de la part du monde agricole.

Le respect des normes environnementales doit être une priorité concomitante de cette démarche, de même que la promotion de pratiques agricoles plus économes en eau.

Enfin, j’ai tenu à faire part de mon inquiétude quant au devenir des moulins et autres installations hydroélectriques qui jalonnent les cours d’eau du Périgord. Soumis au respect, nécessaire, de la continuité écologique des cours d’eau, leurs propriétaires ont bien souvent des difficultés à s’adapter à la législation, alors que dans le même temps ils participent à l’effort de production d’énergie durable prévu par la loi sur la transition énergétique.