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Déjà confrontée à de graves crises sanitaires et économiques structurelles ou conjoncturelles, l’agriculture joue, de surcroit, de malchance avec les récents aléas climatiques : des pluies diluviennes au printemps, suivie d’une période de sécheresse qui s’étale jusqu’à aujourd’hui.

Cela nous rappelle que l’agriculture ne s’apparente à aucune autre activité humaine car elle dépend entièrement des évènements météorologiques. A ce titre, parce qu’elle assure notre alimentation, elle ne peut être livrée uniquement au marché et à la concurrence. Elle a besoin du soutien de l’Etat.

Ce soutien déterminé, depuis 2012, elle l’a trouvé systématiquement et toujours avec célérité. Nous devons nous en féliciter. En effet, face à la crise du lait, de la viande bovine, face à la baisse prix des marchés agricoles en général, face à la grippe aviaire, le gouvernement a répondu promptement avec efficacité.

Il a décidé de le faire, à nouveau, aujourd’hui pour répondre aux mauvaises récoltes causées par les aléas climatiques précités de ces derniers mois. L’intervention du 1er ministre, entouré du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, ce mardi 4 octobre, témoigne ainsi, sur la forme comme sur le fonds, du caractère primordial que prête l’exécutif à l’avenir de l’agriculture.

Concrètement s’ajoute donc aux précédents plans mis en place, une nouvelle série de mesures visant à soutenir entre 50 000 et 80 000 exploitants en difficulté, qui justifient une baisse de 20% de leur excédent brut d'exploitation.

Premièrement, l’État garantira la moitié des emprunts des agriculteurs en difficulté, afin de leur permettre d’emprunter auprès de leurs banques aux mêmes taux que s’ils étaient en bonne santé financière.  1,5 milliard d'euros pourront ainsi être débloqués.

Deuxièmement, le gouvernement va également augmenter l’enveloppe attribuée aux aides à la reconversion professionnelle des agriculteurs. Celle-ci va être multipliée par dix pour atteindre 15 millions d’euros par an.

Enfin, doivent être mises en place des possibilités de remplacement gratuit pour les exploitants victimes d’épuisement professionnel.

Une nouvelle fois donc, le gouvernement prend toutes ses responsabilités pour soutenir un des piliers de notre économie. Il le fait face à chaque crise. Il le fait au niveau national. Il le fait également à l’échelle européenne.