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Le 1er tour des élections présidentielles a rendu son verdict dimanche soir. Le résultat de ce scrutin, inédit, bouscule l’équilibre politique en vigueur dans notre pays depuis le début de la Ve république, en éliminant les deux principaux partis de gouvernement.

Les Français ont choisi de porter Emmanuel Macron (24,01%) et Marine Le Pen (21,30) au second tour du scrutin. Le choc produit par ce résultat est sans précédent.

Il confirme l’inquiétude que j’avais déjà exprimée de voir le Front national se hisser dans le dernier carré de cette élection et traduit à nouveau, après l’amère expérience du 21 avril 2002, non seulement l’ampleur du vote contestataire dans notre pays mais aussi la lente érosion de l’adhésion aux partis traditionnels.

Nos inquiétudes se sont également confirmées, hélas, avec le faible score enregistré par le candidat du parti socialiste Benoit Hamon, relégué en 5e position du scrutin. Cette défaite est particulièrement rude et brutale, elle en dit long sur la crise que traverse notre mouvement, dont il nous reviendra de tirer les conclusions appropriées le moment venu. L’organisation des primaires n’a d’évidence pas produit tant la dynamique que l’unité nécessaires, et nombreux sont les électeurs socialistes qui ont choisi de « voter utile » soit en faveur de Jean Luc Mélenchon, soit en faveur d’Emmanuel Macron. 

Cette tendance s’est vérifiée au niveau de notre département, où le candidat d’En marche arrive en deuxième position, à un peu plus de mille voix du candidat de la France insoumise, ce dont je prends acte. A Chancelade, le rapport de force s’est révélé conforme à l’issue du scrutin au niveau national, portant Emmanuel Macron en première position.

Aujourd’hui, le face à face qui s’offre à nous est clair et net, il impose un choix précis et sans ambiguïté. Celui entre une candidate qui incarne l’extrémisme et l’obscurantisme et un candidat garant des valeurs de la République, qui propose un nouveau projet de société, progressif et tourné vers l’Europe.

Social-démocrate convaincu, Républicain et progressiste, je n’ai eu de cesse de rappeler et combattre, à travers mon engagement politique local comme national, le danger que constituent les idées et les mesures prônées par le FN. Tant en matière de politique européenne, avec la sortie de l’UE, qu’en matière de cohésion, en divisant les français par l’agitation des plus bas instincts nationalistes et xénophobes.

Par opposition, Emmanuel Macron est le candidat de la défense du Pacte Républicain, ce contrat qui cimente la cohésion de notre pays, de la relance du projet européen et de l’unité nationale.

Aussi, l’enjeu est simple, c’est sans hésitation que je voterai dimanche 7 mai en faveur d’Emmanuel Macron, et j’appelle tous nos concitoyens, socialistes, républicains et progressistes, à voter eux aussi massivement en faveur du candidat d’En Marche.

Ne pas assumer cette responsabilité serait transiger avec l’avenir de notre pays et de nos enfants, ce que je ne peux résolument pas accepter.

Le lancement de la campagne de Michel Moyrand et de sa suppléante Rozenn Rouiller s’est déroulé dans une salle des fêtes comble à Annesse et Beaulieu en présence des députés Colette Langlade, Pascal Deguilhem, de Germinal Peiro en qualité de Président du Conseil départemental, de l’animateur fédéral du MJS Dordogne et de Michel Buisson, maire de la commune.

La disparition d’Henri Emmanuelli affecte aujourd’hui toutes les femmes et les hommes attachés aux valeurs de la République et aux idées humanistes car il a toujours été un authentique et efficace serviteur de l’Etat tant en tant que ministre qu’en qualité de Président de l’Assemblée nationale.